L'émir druze Talal Arslane. Photo d'archives AFP.
L'émir druze Talal Arslane a assuré mercredi après avoir comparu devant la justice dans le cadre de l'enquête sur les affrontements de Choueifat, en mai dernier, au cours desquels Ala’ Abou Faraj, un jeune proche du PSP de Walid Joumblatt, avait été tué, que lui et ses partisans n'étaient pas des meurtriers et a déploré une "manipulation des preuves".
M. Arslan a en outre indiqué avoir porté plainte, affirmant avoir lui-même été victime d'une tentative d'assassinat.
Dans un tweet, M. Arslane avait annoncé hier qu’il comptait comparaître aujourd’hui devant la justice en tant que témoin, pour remettre au premier juge d’instruction à Baabda, Nicolas Mansour, de nouvelles données censées, selon lui, faire la lumière sur ce meurtre, dont le chef de son service de sécurité, Amine Souki, est soupçonné. Ce dernier, qui avait été caché quelques jours au domicile de M. Arslane après les incidents, aurait été ensuite exfiltré en Syrie.
"La réunion a été excellente, dans mon témoignage j'ai invoqué la manipulation de la scène du crime et des preuves, ainsi que la dissimulation des armes et des preuves, a déclaré M. Arslane devant le palais de Justice. Nous ne sommes pas les meurtriers et nous sommes prêts à aider à dévoiler l'identité de l'assassin. Il est honteux d'accuser Amine Souki et le d'autres jeunes hommes sans preuves".
"Ce qui s'est passé à Choueifat est le résultat d'une décision politique prise à l'avance et le pouvoir judiciaire doit assumer pleinement ses responsabilités sans faire de concessions", a-t-il ajouté.
