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Libye: l'ONU espère pouvoir convoquer prochainement une Conférence nationale

AFP
18/01/2019

L'émissaire de l'ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, a espéré vendredi pouvoir convoquer prochainement une Conférence nationale en Libye visant à mettre un terme à la transition et tracer le chemin vers des élections présidentielle et législatives.

"Au cours de l'année dernière, nous avons eu des demandes croissantes pour faciliter la tenue d'une Conférence nationale. Nous essaierons de la convoquer dans les semaines à venir", a-t-il dit lors d'une liaison vidéo avec le Conseil de sécurité. "A travers le pays, les Libyens, femmes et hommes, se réuniront en un lieu pour décider comment la nation mettra un terme à la transition" en cours depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, a-t-il ajouté.

Ce processus inclura la possibilité d'un référendum sur un projet de Constitution, a rappelé l'émissaire onusien. Une fois établi entre les principaux acteurs "un nouveau consensus sur un calendrier national pour reconstruire un Etat civil libyen uni, nous serons en mesure de fixer une date et un lieu", a précisé Ghassan Salamé.

En soulignant l'importance pour la communauté internationale et les Libyens de se concentrer sur le sud du pays, "où les conditions se détériorent à une vitesse alarmante", l'émissaire a aussi indiqué espérer pouvoir ouvrir un bureau de l'ONU dans cette région "cette année". L'ONU rouvrira un bureau à Benghazi (est) "à la fin de ce mois", a-t-il aussi dit.

Lors de la discussion, la Russie a relevé que les perspectives de résoudre rapidement la crise en Libye "étaient très maigres". Il est essentiel d'unifier les forces de sécurité, a ajouté Moscou.

"Les Africains sont les mieux à même à trouver des solutions pour les Africains", a fait valoir l'Afrique du Sud, en parlant de "fiasco" en Libye depuis le renversement de Kadhafi à la faveur d'une intervention militaire franco-britannique soutenue par Washington.

Au contraire de la Russie, la France et l'Allemagne ont plaidé pour de nouvelles sanctions individuelles contre les contrevenants au processus de paix. Paris a une nouvelle fois réclamé des élections "aussitôt que possible" alors que Washington mettait en garde contre "les calendriers artificiels".

La Libye est dirigée aujourd'hui par deux entités rivales: le GNA, issu d'un processus onusien basé à Tripoli et une autorité installée dans l'Est soutenue par un Parlement élu en 2014 et une force armée dirigée par le maréchal Khalifa Haftar.

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