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Dernières Infos - Liban

Asmar dénonce une "malveillance politique" après sa comparution devant la justice

Le président de la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL), Béchara el-Asmar. Photo Ani.

Le président de la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL), Béchara el-Asmar, qui a comparu ce matin devant la justice suite à une plainte pour diffamation du ministre sortant de l'Economie, Raëd el-Khoury, a affirmé que cette affaire relève de la "malveillance politique", soulignant qu'il allait demander à avoir recours à l'immunité syndicale. 

"Il y a des malveillances politiques contre lesquelles nous luttons aujourd'hui", a affirmé M. Asmar avant de comparaître au Palais de justice de Baabda, soulignant qu'il a "confiance en la justice". Le syndicaliste a souligné disposer de "justifications suffisantes" pour pouvoir demander l'immunité syndicale, estimant que "les syndicalistes élus doivent pouvoir profiter d'une immunité absolue". 

A l'issue de l'audience, au cours de laquelle il a livré sa version des faits, M. Asmar a exprimé "son espoir que, pour une fois, ce soient les responsables politiques qui soient traduits en justice, et non pas juste les opposants, les travailleurs, les syndicalistes et les journalistes". Il a affirmé attendre la protection "de l'Etat de droit et des organismes de contrôle des institutions". 

Le patron de la CGTL a indiqué que "l'audience s'était très bien déroulée", précisant que l'enquête était désormais terminée et qu'il attendait la décision de la justice.

La plainte de M. Khoury avait été déposée à la suite de propos tenus par Béchara Asmar contre le ministre sortant, dans le cadre d’un talk-show sur la chaîne LBCI en décembre dernier. Le responsable syndical avait vivement critiqué la politique économique du ministre, ainsi que sa gestion de nombreux dossiers, dont celui de "la légalisation" des générateurs électriques de quartier. Il avait également cité la banque dont M. Khoury est actionnaire parmi les établissements bancaires qui auraient, selon lui, bénéficié de l’ingénierie financière de la Banque du Liban. Dix jours plus tard, Raëd Khoury déposait une plainte en diffamation contre le patron de la CGTL devant le parquet de la Cour de cassation.

Jeudi, M. Asmar avait annoncé son refus de comparaître devant le bureau de cybercriminalité relevant des Forces de sécurité intérieure sur base d’une plainte en diffamation déposée contre lui par le ministre sortant de l’Économie, Raëd Khoury, après le refus de cette comparution par le Conseil exécutif de la CGTL. Il avait qualifié d'"étrange et humiliant" le fait d'avoir été informé de la plainte contre lui par téléphone, indiquant "ne pas avoir accusé le ministre d'être en charge du marché douteux des compteurs" et précisé avoir relayé ce qui a été dit sur les réseaux sociaux et rapporté par les médias.



Le président de la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL), Béchara el-Asmar, qui a comparu ce matin devant la justice suite à une plainte pour diffamation du ministre sortant de l'Economie, Raëd el-Khoury, a affirmé que cette affaire relève de la "malveillance politique", soulignant qu'il allait demander à avoir recours à l'immunité syndicale. "Il y a des malveillances politiques contre lesquelles nous luttons aujourd'hui", a affirmé M. Asmar avant de comparaître au Palais de justice de Baabda, soulignant qu'il a "confiance en la justice". Le syndicaliste a souligné disposer de "justifications suffisantes" pour pouvoir demander l'immunité syndicale, estimant que "les syndicalistes élus doivent pouvoir profiter d'une immunité absolue". A l'issue de l'audience, au cours de laquelle il a livré...