Des combattants du groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham s'entraînent dans la province d'Idleb, dernier bastion insurgé dans le nord de la Syrie, le 14 août 2018. AFP/Archives
Les jihadistes d'Hayat Tahrir al-Cham (HTS) qui ont lancé une offensive contre les rebelles soutenus par la Turquie dans le nord-ouest de la Syrie, ont gagné du terrain et approchent des positions gouvernementales, rapportent mardi un représentant des rebelles et l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
Leur progression pourrait compromettre l'accord de démilitarisation conclu en septembre par la Turquie et la Russie, qui a permis d'éviter une offensive en règle de l'armée syrienne dans la province d'Idleb.
Hayat Tahrir al-Cham, alliance dirigée par l'ex-Front al-Nosra, est devenu la force dominante dans la province et ses abords, dernière région aux mains de l'insurrection, où les forces turques sont également présentes.
Les rebelles de l'Armée nationale soutenus par Ankara occupent quant à eux une zone tampon entre les deux, dans le secteur frontalier. Selon leur porte-parole, le commandant Youssef Hamoud, les jihadistes se sont emparés de quatre villages de la plaine d'Al-Ghab, tenus jusqu'ici par une autre composante de l'insurrection.
"Nous appelons (les mouvements rebelles) présents à Idleb à lancer une opération afin que nous puissions ouvrir un nouveau front et alléger la pression", a-t-il déclaré. Les hommes du HTS, qui ont lancé leur offensive la semaine dernière, marchent désormais vers les villes-clés d'Ariha et de Maarat al Nouman, a-t-il poursuivi.
L'OSDH fait également état de violents combats dans la plaine d'Al-Ghab. Si les djihadistes de l'HTS prennent Ariha, Maarat al Nouman et les villages entre les deux localités, toute la province d'Idleb sera à eux, souligne-t-il, ajoutant que les combats ont lieu dans la zone tampon instaurée par l'accord russo-turc de septembre.


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