Vue sur les travaux d'excavation menés par Israël le long de la barrière en béton entre le Liban et l'Etat hébreu, près de la localité israélienne de Metula, le 19 décembre 2018. AFP / JACK GUEZ
L'armée israélienne poursuivait jeudi ses travaux d'excavation à la frontière entre le Liban et l'Etat hébreu en face de la localité libanaise de Kfar Kila, plus de deux semaines après le lancement de son opération "Bouclier du Nord" visant à détruire des tunnels transfrontaliers du Hezbollah.
Le bruit des excavatrices, qui continuent de chercher des tunnels malgré le mauvais temps et la mauvaise visibilité, pouvaient être clairement entendus de l'autre côté de la frontière, rapportent les médias locaux. L'armée libanaise a installé des barbelés pour empêcher les civils de rendre sans autorisation sur la colline d'al-Charaki.
Mercredi, lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, le délégué israélien Danny Danon avait indiqué que l'armée israélienne avait jusqu'à présent localisé quatre tunnels, mais qu'il en existait d'autres. Il s'en était par ailleurs pris à l'armée libanaise et à la Finul lors d'une conférence de presse avant l'ouverture de la réunion. "Sous les yeux de la Finul, le Hezbollah a creusé des tunnels et utilisé ses propres gens en tant que boucliers humains, avait-il accusé. "Quand la Finul a informé l’armée libanaise au sujet des tunnels, l’armée a envoyé l’information au Hezbollah immédiatement et le Hezbollah a fermé les tunnels pour détruire l’évidence", avait ajouté M. Danon.
L’ambassadeur israélien avait ensuite présenté une carte de la frontière libano-israélienne, affirmant que certains des tunnels "sont seulement à quelques mètres des postes d’observation de la Finul.
Le secrétaire général adjoint des Nations unies aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, avait de son côté indiqué que les tunnels, bien qu'ils violent la résolution 1701, ne semblent pas avoir des points de sortie du côté israélien.
