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Le vote sur le projet d'accord de Brexit se déroulera dans la semaine du 14 janvier à Westminster, a déclaré lundi la Première ministre Theresa May, qui s'exprimait devant les parlementaires britanniques pour la première fois depuis son retour de Bruxelles.
"De nombreux membres de la Chambre souhaitent vivement que nous prenions une décision rapide. Nous avons l'intention de reprendre le débat (à Westminster) dans la semaine qui débute le 7 janvier et d'organiser le vote la semaine suivante", a-t-elle déclaré.
Auparavant, le dirigeant du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, avait menacé de déposer une motion de censure contre Theresa May si celle-ci n'annonçait aucune date pour le vote des parlementaires.
Le Labour, pressé par plusieurs formations d'opposition de moindre envergure, avait promis dimanche de contraindre Theresa May à faire voter le Parlement avant Noël.
Le vote à la Chambre des communes était prévu à l'origine le 11 décembre mais la Première ministre a décidé de le repousser pour éviter d'être mise en minorité.
Malmenée jeudi et vendredi à Bruxelles, où les dirigeants européens ont fait peu de cas des nouvelles requêtes de Londres, la Première ministre a réaffirmé son hostilité à tout nouveau référendum sur le Brexit, une initiative qui n'aboutirait selon elle qu'à saper la confiance des Britanniques.
Le gouvernement juge qu'un nouveau référendum creuserait les divisions et trahirait la volonté des Britanniques qui ont voté en juin 2016 pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.
Le Times rapportait pourtant samedi que plusieurs ministres étaient désormais d'avis que l'accord de Brexit négocié par May avec Bruxelles était mort. Certains d'entre eux, comme le ministre de l'Education Damian Hinds, se sont dits favorables à un nouveau référendum.
L'absence d'avancée notable accroît les risques d'un Brexit sans accord à un peu plus de trois mois de la date de sortie du Royaume-Uni de l'UE (le 29 mars 2019 à 23h00 GMT), un scénario que redoutent beaucoup d'acteurs économiques.
"Ne brisons pas la confiance des Britanniques en essayant d'organiser un nouveau référendum (...) Un autre vote causerait des dégâts irréparables à l'intégrité de nos politiques, car cela dirait aux millions de Britanniques qui font confiance à la démocratie que cette démocratie ne fonctionne pas", a affirmé Theresa May.
"Je sais que cet accord n'est pas parfait, c'est un compromis, mais le mieux peut être l'ennemi du bien et nous risquons de quitter l'UE sans accord", a-t-elle souligné, saluée à plusieurs reprises par les cris de protestation de certains députés.

