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Espagne: manifestation pour mettre en cause la Cour suprême

AFP
15/12/2018

Quelque 300 manifestants ont manifesté samedi à Madrid devant le siège de la Cour suprême, pour contester le fonctionnement de la justice en Espagne et exiger en particulier la libération des indépendantistes catalans en détention provisoire depuis plus d'un an.

"Il n'y a pas de justice" était le principal slogan de la manifestation qui se revendiquait "républicaine", convoquée par une centaine d'organisations de différentes régions avec le soutien des partis indépendantistes catalans.

A la tribune, les intervenants ont notamment dénoncé les peines de prison prononcées à l'encontre des rappeurs Pablo Hasel ou Valtonyc pour des paroles considérées comme faisant l'apologie du terrorisme.

"Une caste judiciaire poursuit les twittos, les chanteurs, les militants qui osent s'exprimer contre le régime (...) alors qu'elle statue toujours en faveur de la banque", a lancé Lucia Nistal, représentante d'une plateforme organisant dans les universités des consultations "monarchie ou république?".

Les manifestants reprochaient notamment à la Cour suprême d'être revenue en novembre sur l'une de ses décisions qui aurait dû obliger les banques, et non plus leurs clients, à payer un impôt versé à la signature d'un crédit immobilier. Le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez avait réagi en adoptant un décret obligeant, à l'avenir, les banques à s'acquitter de cet impôt.

Les manifestants ont scandé "liberté pour les prisonniers politiques" sous les fenêtres de la Cour qui jugera en 2019 les dirigeants indépendantistes catalans ayant organisé, en octobre 2017, un référendum d'autodétermination illégal puis vainement proclamé une "république catalane" indépendante.

Le parquet a requis de sept à vingt-cinq ans de prison contre douze d'entre eux, confirmant l'accusation très controversée de "rébellion", qui suppose qu'il y ait eu "soulèvement violent".

Parmi les Catalans mobilisés, Isabel Izquierdo, prothésiste dentaire de 57 ans, a déclaré à l'AFP: "En France, avec le mouvement des +gilets jaunes+, il y a eu certaines violences de rue et il ne s'est rien passé, tandis qu'en Catalogne, le mouvement indépendantiste a été pacifique mais ils nous traitent de violents, de putschistes et de terroristes".

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