Dernières Infos

Nouvelle attaque des Etats-Unis contre le Pacte sur les migrations de l'ONU

AFP
07/12/2018

Le Pacte mondial sur les migrations vise pour les Nations unies "à faire progresser la gouvernance mondiale aux dépens du droit souverain des Etats à gérer leur système d'immigration", ont dénoncé vendredi les Etats-Unis dans un communiqué virulent.

Dans ce texte long et détaillé, diffusé par la mission diplomatique américaine à l'ONU, les Etats-Unis rappellent qu'ils ont quitté les négociations sur ce Pacte en 2017 car ses objectifs sont "incompatibles avec la loi américaine, la politique et les intérêts du peuple américain". "Les décisions sur la sécurité des frontières, sur qui est admis à résider légalement ou à obtenir la citoyenneté, figurent parmi les plus importantes décisions souveraines qu'un pays peut faire", soulignent aussi les Etats-Unis dans ce communiqué. Il n'est pas question donc qu'elles fassent l'objet "de négociations, d'un examen, dans un cadre international", ajoute le texte.

Tout en reconnaissant "l'apport de nombreux immigrants à la construction de notre nation, nous ne pouvons soutenir un +Pacte+ ou un processus qui impose ou qui a la potentialité d'imposer des directives internationales, des normes, des attentes ou des engagements qui pourraient s'opposer à notre capacité à prendre des décisions dans les meilleurs intérêts de notre nation et de nos citoyens", affirment aussi les Etats-Unis.

Washington craint aussi que les soutiens du Pacte ne cherchent in fine à imposer un "droit coutumier international" dans le domaine des migrations. Le terme de "pacte" induit "des obligations légales", ajoutent les Etats-Unis dans leur communiqué en évoquant l'argument avancé par ses partisans d'un texte sans caractère contraignant.

Selon des diplomates, les Etats-Unis ont été particulièrement actifs au cours des derniers mois pour partager leur conception du Pacte avec plusieurs pays signataires, notamment en Europe de l'Est.

Alors que le document avait été adopté en juillet à l'ONU par l'ensemble des membres des Nations unies à l'exception des Etats-Unis, une série de pays dans le monde - de l'Australie à la Suisse, Hongrie, Belgique ou Italie, en passant par l'Autriche négociateur du texte au nom de l'Union européenne - ont depuis fait part de leur retrait ou du gel de leur décision.

En dépit des crispations sans précédent provoquées par le Pacte, plus de cent pays sont attendus lundi et mardi à Marrakech pour l'entériner formellement avant le vote d'une résolution de ratification à l'Assemblée générale de l'ONU prévue le 19 décembre à New York.

À la une

Retour à la page "Dernières Infos"
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué