Les autorités marocaines ont annoncé vendredi le démantèlement d'une cellule de six membres soupçonnés de liens avec l'organisation jihadiste Etat islamique (EI).
De nationalité marocaine, les suspects, âgés de 24 à 37 ans et vivant dans la ville de Beni Mellal (centre), "sont soupçonnés de préparer des projets terroristes au Maroc", selon un communiqué du ministère de l'Intérieur.
Ils ont "mené des opérations de recrutement et d'enrôlement de jeunes en vue de leur faire adopter leurs idées extrémistes et les ont incités à commettre des agressions contre les personnes rejetant leur idéologie", a ajouté la même source.
Les perquisitions menées par le Bureau central d'investigations judiciaires (BCIJ, unité antiterroriste), ont permis la saisie d'armes blanches, de matériel électronique, de livres et de publications faisant l'apologie de l'idéologie extrémiste de l'EI, a précisé le ministère.
Épargné par les attentats de l'EI, le Maroc avait été meurtri par des attaques à Casablanca (33 morts en 2003) et à Marrakech (17 morts en 2011).
Depuis, la législation marocaine a été renforcée et des dizaines de peines de prison ont été prononcées dans des affaires de "terrorisme".
Les autorités marocaines mettent souvent en avant les moyens importants déployés pour la lutte antiterroriste et les efforts de coordination avec leurs partenaires en Europe.
En 2017, le BCIJ a démantelé neuf "structures terroristes" et "neutralisé 186 terroristes présumés", selon un bilan officiel.

