Le secrétaire général du Courant du Futur, Ahmad Hariri. Photo Ani
Le secrétaire général du Courant du Futur, Ahmad Hariri, a affirmé mardi que l'ancien ministre druze Wi'am Wahhab assumait la responsabilité de la mort de son garde du corps, tué samedi par balle lors d'une descente des services de renseignements de la police qui s'était déroulée dans un climat de vive tension dans le village de Jahiliyé, dans le Chouf.
"Le Courant du Futur n'a jamais été la cause de l'exacerbation des tensions dans le pays, car le Premier ministre Saad Hariri a clairement décidé de protéger le Liban du brasier qui l'entoure", a affirmé Ahmad Hariri, après avoir reçu une délégation du Courant patriotique libre, présidée par le ministre sortant de l'Environnement, Tarek el-Khatib.
"Celui qui est responsable du sang versé est celui qui a préparé cette embuscade, comme l'a avoué Wi'am Wahhab à la chaîne Al-Jadeed, et nous laissons la justice s'occuper de cette affaire", a souligné Ahmad Hariri, avant de faire savoir que le Courant du Futur "s'oppose à ce que la montagne druze soit le champ de bataille qui ramènera la discorde au Liban".
"S'en prendre aux symboles nationaux, notamment Rafic Hariri, est contraire aux valeurs politiques du CPL, et tous les Libanais sont d'accord sur cela", a pour sa part affirmé Tarek el-Khatib à l'issue de l'entretien. "Nous souhaitons que toutes les formations politiques fassent preuve de responsabilité et de modération", a-t-il ajouté.
La délégation du CPL, qui avait présenté hier ses condoléances à Wi'am Wahhab à Jahiliyé, s'est rendue aujourd'hui à Clemenceau où elle a été reçue par le député Taymour Joumblatt.
La justice libanaise a émis il y a quelques jours un mandat d'amener à l'encontre de Wi'am Wahhab en vertu duquel les Forces de sécurité intérieure se sont rendues samedi au domicile de l'ex-ministre, une intervention au cours de laquelle un garde du corps de M. Wahhab a été tué.
Les Forces de l'ordre voulaient recueillir son témoignage suite à une procédure judiciaire engagée contre lui après ses attaques frontales contre le Premier ministre désigné, Saad Hariri, dans le contexte du bras de fer qui oppose ce dernier au Hezbollah autour de la formation du nouveau gouvernement. L’unité des FSI n’avait toutefois pas trouvé M. Wahhab à son domicile, et l'intervention des forces de l'ordre avait provoqué la colère de ses partisans. Des heurts avaient aussitôt eu lieu entre ces derniers et les policiers, faisant plusieurs blessés. Le garde du corps de M. Wahhab, Mohammad Abou Diab, devait décéder des suites de ses blessures. Les FSI avaient par la suite publié un communiqué clarifiant et détaillant les incidents de Jahiliyé, affirmant qu'Abou Diab avait été blessé par des tirs à l'aveuglette provenant des partisans du leader druze après le départ des forces de l'ordre. M. Wahhab a été frappé d'interdit de voyage sur ordre du parquet.


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