Le candidat nationaliste religieux Moshé Leon, soutenu par des partis juifs ultra-orthodoxes a été élu maire de Jérusalem avec une faible majorité de voix, a annoncé jeudi un responsable, après le second tour des municipales.
Moshé Leon, 57 ans, qui a joué sa campagne sur les craintes d'une "sécularisation" de la Ville sainte, a remporté plus de 51% des voix contre 48% à son adversaire Ofer Berkovitch, candidat non religieux qui a récolté 48,46% des suffrages.
Les résultats définitifs, confirmés à l'AFP par un porte-parole du ministère de l'Intérieur, ont été retardés en raison du vote de plus de 9.000 soldats, officiers de police, personnes handicapées et prisonniers dont les voix ont été comptées après le décompte général.
Moshé Leon, expert-comptable, a été brièvement directeur général du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu en 1997, succédant à Avidgor Lieberman, chef du parti ultra-nationaliste Israël Beiteinou, un des soutiens de M. Leon durant la campagne électorale pour la mairie de Jérusalem.
M. Lieberman a annoncé mercredi sa démission de son poste de ministre de la Défense.
Moshé Leon a également reçu le soutien du Likoud, le parti de M. Netanyahu mais pas de ce dernier, qui a refusé de s'exprimer sur son choix au second tour, après la défaite au premier tour de son candidat, Zeev Elkin, le ministre l'Environnement chargé des affaires de Jérusalem.
Lors de la campagne, M. Déri, qui était chargé de l'organisation des élections en tant que ministre de l'Intérieur, a proclamé que la campagne de l'adversaire de Moshé Leon était inspirée par "Satan".
"Tous nos rabbins soutiennent (Moshé Leon) contre un candidat non religieux qui veut continuer à séculariser Jérusalem, notre Ville sainte", a déclaré Arieh Deri.
Après l'annonce des résultats partiels mercredi, Moshé Leon a affirmé vouloir travailler à consolider l'unité.
"Je compte être le maire de tous les habitants de Jérusalem, si Dieu le veut", a-t-il proclamé.
Ofer Berkovitch a refusé d'accepter sa défaite, accusant son adversaire de fraude. "Notre équipe juridique examine les résultats", a-t-il dit.
Les ultra-orthodoxes constituent plus d'un tiers de la population de Jérusalem et exercent une grande influence dans la politique de la ville qui a déjà été administrée par un maire ultra-orthodoxe dans le passé.
Le maire est élu séparément des membres du conseil municipal et doit ensuite composer avec les différents partis politiques qui occupent les 31 sièges de conseillers municipaux.


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