Le président français Emmanuel Macron à l'Unesco, à Paris, le 12 novembre 2018. AFP / POOL / Ludovic MARIN
Emmanuel Macron a été "extrêmement maladroit" à propos du maréchal Pétain en suggérant que l'ancien dirigeant du régime collaborationniste avec les nazis méritait un hommage pour son rôle dans la Première Guerre mondiale, a estimé mardi Marine Le Pen.
"Emmanuel Macron a été extrêmement maladroit car, s'il y a bien un moment où il devait à tout prix préserver l'unité de la nation, c'est bien dans ce moment de commémoration de la Première Guerre mondiale", a déclaré la cheffe de file de l'extrême droite française sur la radio France Inter.
Le président français, qui a commémoré la semaine dernière à travers le pays le centenaire de l'armistice de 1918, "a eu tort de créer les conditions d'une polémique et d'une division à ce moment-là de commémoration de notre Histoire", a ajouté la présidente du Rassemblement national (RN, ex-Front national).
Marine Le Pen a rappelé ses "divergences" avec son père Jean-Marie Le Pen, ex-président de son mouvement, qui considérait lui que le maréchal Pétain méritait un hommage.
Frappé d'indignité nationale pour avoir collaboré avec l'Allemagne nazie dans les années 40, Philippe Pétain avait d'abord fait partie des militaires de premier plan lors de la Grande Guerre.
Emmanuel Macron avait suscité une polémique mercredi dernier en soulignant que Pétain avait été "un grand soldat" pendant le conflit de 14-18, avant de conduire "des choix funestes" pendant la Deuxième Guerre mondiale.
Le gouvernement français avait prévu dans un premier temps de rendre un hommage global aux huit maréchaux de la Première Guerre mondiale, dont M. Pétain, avant de faire machine arrière.
La dirigeante politique s'est dite en outre "choquée de la manière dont le président serbe a été traité" lors des cérémonies du centenaire. La population de la Serbie est celle qui a en proportion enregistré le plus grand nombre de morts dans ce conflit.
Le président serbe Aleksandar Vucic a estimé avoir été moins bien traité à Paris au plan protocolaire que son homologue kosovar, Hashim Thaçi. Ce dernier était placé dimanche derrière le Russe Vladimir Poutine, l'Américain Donald Trump et le Français Emmanuel Macron alors que M. Vucic avait été installé en face, dans une autre tribune.
Le président français, qui a commémoré la semaine dernière à travers le pays le centenaire de l'armistice de 1918, "a eu tort de créer les conditions d'une polémique et d'une division à ce moment-là de commémoration de notre Histoire", a ajouté la présidente du...


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