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Un centre hongkongais annule la venue d'un écrivain chinois dissident

Un centre artistique hongkongais a annulé la participation de l'écrivain chinois en exil Ma Jian à deux conférences organisées dans le cadre d'un festival littéraire local, aggravant les craintes d'un contrôle toujours plus étroit de Pékin sur la ville.

En vertu du principe "Un pays, deux systèmes" qui avait présidé à sa rétrocession par la Grande-Bretagne en 1997, Hong Kong jouit sur le papier de droits, dont la liberté d'expression, inconnus dans le reste de la Chine.

Mais nombreux sont ceux qui perçoivent une emprise de plus en plus forte du gouvernement central chinois sur les affaires hongkongaises, et un recul des libertés.

Ma Jian, qui vit à Londres, est l'auteur de livres sombres et satiriques sur la vie chinoise, qui sont interdits en Chine continentale.

Il devait cette semaine venir faire la promotion de son dernier roman, dont le titre "China Dream" reprend la rhétorique du président chinois Xi Jinping, et qui est décrit par sa maison d'édition britannique Penguin comme "une satire cinglante du totalitarisme".

L'écrivain a annoncé sur Twitter que sa participation à deux événements du Salon littéraire international de Hong Kong avait été annulée par le Centre artistique Tai Kwun, où ce déroule cette manifestation. Il a bien précisé que cette annulation n'émanait pas des organisateurs du festival qui tentent selon lui de trouver un autre lieu pour l'accueillir.

"On vient de me dire que mes deux événements prévus cette semaine au Salon littéraire international de Hong Kong ne peuvent plus avoir lieu à Tai Kwun, où se déroulent tous les autres événements. Un autre lieu devra être trouvé. Aucune raison ne m'a encore été donnée", a dit l'écrivain de 65 ans, auteur notamment de "Nouilles chinoises" et "Beijing Coma", traduits en français chez Flammarion.

Alors que la culture est de longue date le parent pauvre de l'exceptionnel essor hongkongais, l'exécutif local a affirmé l'ambition de transformer la ville en centre artistique de renommée mondiale.

L'inauguration cette année en plein coeur de la ville du centre culturel de Tai Kwun -fruit de la rénovation pour plusieurs millions de dollars d'un complexe historique qui abritait pendant la colonisation britannique un commissariat et une prison- participe de cette volonté.

Ni le centre de Tai Kwun ni les organisateurs du Salon littéraire n'étaient joignables dans l'immédiat.

Un centre artistique hongkongais a annulé la participation de l'écrivain chinois en exil Ma Jian à deux conférences organisées dans le cadre d'un festival littéraire local, aggravant les craintes d'un contrôle toujours plus étroit de Pékin sur la ville.En vertu du principe "Un pays, deux systèmes" qui avait présidé à sa rétrocession par la Grande-Bretagne en 1997, Hong Kong jouit sur le papier de droits, dont la liberté d'expression, inconnus dans le reste de la Chine.Mais nombreux sont ceux qui perçoivent une emprise de plus en plus forte du gouvernement central chinois sur les affaires hongkongaises, et un recul des libertés.Ma Jian, qui vit à Londres, est l'auteur de livres sombres et satiriques sur la vie chinoise, qui sont interdits en Chine continentale.Il devait cette semaine venir faire la promotion de son...