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Afghanistan : les talibans dans un troc de cadavres avec les autorités

Les talibans ont indiqué mener un troc de cadavres avec les autorités afghanes, exigeant le retour de la dépouille d'un des leurs, qui a assassiné mi-octobre un puissant général, contre les restes de 13 victimes d'un crash d'hélicoptère la semaine dernière.

"Nous voulons rendre les corps du crash d'hélicoptère à leurs familles respectives via la Croix-Rouge, mais à condition que l'ennemi retourne à la sienne le cadavre du combattant martyr Zabihullah Abu Dajana, qui a tué le commandant Abdul Raziq", a déclaré un porte-parole des insurgés, Qari Yousuf Ahmadi, dans un message WhatsApp.

Les dignitaires tribaux de la province de Farah, frontalière avec l'Iran, où le crash s'est produit, mènent des négociations entre les deux parties depuis près d'une semaine.

L'aéronef s'est abimé le 31 octobre du fait du mauvais temps, affirment plusieurs responsables, quand les talibans prétendent l'avoir abattu dans le district d'Ana Dara, qu'ils contrôlent.

Jusqu'ici, les corps de 12 des 25 victimes, dont celui de la conseillère provinciale Jamila Amini, ont été rendus aux autorités, a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouverneur de Farah, Nasir Mehri. "Mais aucun responsable militaire n'a été rendu", a-t-il ajouté.

Mohibullah Mohib, le porte-parole de la police de Farah, a confirmé que 12 dépouilles avaient été restituées grâce aux efforts des leaders tribaux. "Le reste est encore avec l'ennemi", a-t-il poursuivi.

Parmi les corps manquants figurent ceux de l'adjoint au commandant de l'armée pour l'ouest de l'Afghanistan et du chef du conseil provincial de Farah.

Le troc de cadavres entre talibans et autorités afghanes n'est pas inhabituel. Les restes de l'assassin du général Abdul Raziq, un homme fort antitaliban, considéré comme un rempart contre les rebelles dans le Sud, a une forte valeur symbolique pour les insurgés.

Abdul Raziq, 39 ans, qui contrôlait la région d'une main de fer, était autant adulé de la population afghane que détesté des talibans qui l'accusent d'avoir exécuté sommairement 3.000 de leurs membres. Human rights watch l'avait qualifié de "tortionnaire en chef".

Il a été tué le 18 octobre par un taliban infiltré dans un bâtiment très protégé de Kandahar (Sud), où se tenait une réunion à laquelle assistaient des officiers afghans et le général Scott Miller, le chef de l'armée américaine en Afghanistan. Celui-ci n'a pas été blessé.

Depuis l'attaque, le corps de l'assassin est gardé dans la morgue de l'hôpital Mirawais de Kandahar, a déclaré à l'AFP un cadre des services de santé de Kandahar, sous couvert d'anonymat.

Les musulmans enterrent leurs morts généralement dans les 24 heures suivant un décès.

Les talibans ont indiqué mener un troc de cadavres avec les autorités afghanes, exigeant le retour de la dépouille d'un des leurs, qui a assassiné mi-octobre un puissant général, contre les restes de 13 victimes d'un crash d'hélicoptère la semaine dernière. "Nous voulons rendre les corps du crash d'hélicoptère à leurs familles respectives via la Croix-Rouge, mais à condition que l'ennemi retourne à la sienne le cadavre du combattant martyr Zabihullah Abu Dajana, qui a tué le commandant Abdul Raziq", a déclaré un porte-parole des insurgés, Qari Yousuf Ahmadi, dans un message WhatsApp. Les dignitaires tribaux de la province de Farah, frontalière avec l'Iran, où le crash s'est produit, mènent des négociations entre les deux parties depuis près d'une semaine. L'aéronef s'est abimé le 31 octobre du fait du...