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Grèce : trois migrantes trouvées mortes ont été égorgées

Trois migrantes retrouvées mortes début octobre près du fleuve Evros qui marque la frontière terrestre gréco-turque au nord de la Grèce sont une mère et ses deux filles qui ont été égorgées après avoir été entravées, a indiqué vendredi une source policière.

Le scénario de ce triple meurtre, "des femmes contraintes à s'agenouiller avant d'être égorgées, pourrait évoquer une action de type jihadiste, mais dans l'immédiat, la police n'exclut ni ne privilégie aucune piste", a précisé la même source à l'AFP. L'hypothèse d'une "punition" infligée par un réseau de passeurs a aussi été avancée par les médias grecs. L'affaire "est sans précédent dans les annales du pays, c'est un mystère", a relevé la même source policière.

Les derniers résultats de l'enquête ont confirmé que les trois victimes, âgées respectivement d'environ 35 ans, 17 et 15 ans, étaient une mère et ses filles, originaires du continent asiatique, mais sans plus de précision sur leur possible nationalité ou identité. Aucun proche n'a signalé leur disparition, contrairement à ce qui arrive souvent quand les passages migratoires par cette frontière terrestre tournent au drame.

Les corps des trois femmes avaient été découverts le 10 octobre par un agriculteur dans un champ près du fleuve Evros. La mère a apparemment réussi à se délier et a tenté de résister à son ou ses agresseurs, selon le médecin légiste.

Concentré en 2015 et 2016 sur des passages par mer vers les îles égéennes grecques proches de la Turquie, le flux migratoire, notamment de Syriens et Afghans, mais aussi de Turcs fuyant les purges du régime d'Ankara, a repris via la frontière terrestre, traditionnel passage depuis des décennies. Au premier semestre 2018, 8.407 migrants ont été arrêtés dans cette zone du nord-est de la Grèce, 1.611 pour la même période l'année précédente. En 2017, 5.600 arrivants avaient été arrêtés contre 3.700 en 2016.

Trois migrantes retrouvées mortes début octobre près du fleuve Evros qui marque la frontière terrestre gréco-turque au nord de la Grèce sont une mère et ses deux filles qui ont été égorgées après avoir été entravées, a indiqué vendredi une source policière. Le scénario de ce triple meurtre, "des femmes contraintes à s'agenouiller avant d'être égorgées, pourrait évoquer une action de type jihadiste, mais dans l'immédiat, la police n'exclut ni ne privilégie aucune piste", a précisé la même source à l'AFP. L'hypothèse d'une "punition" infligée par un réseau de passeurs a aussi été avancée par les médias grecs. L'affaire "est sans précédent dans les annales du pays, c'est un mystère", a relevé la même source policière.Les derniers résultats de l'enquête ont confirmé que les trois victimes, âgées...