Le député libanais Elie Ferzli, vice-président du Parlement. Photo ANI
Le vice-président de la Chambre, Elie Ferzli, a annoncé que le Bureau du Parlement, réuni jeudi, n'avait pas fixé de date pour la prochaine séance plénière, "dans l'attente de précisions concernant la formation du futur gouvernement", attendu depuis plus de cinq mois.
"Aucune date n'a été fixée pour la prochaine séance législative, dans l'attente d'éclaircissements sur la formation du gouvernement", a annoncé le député Ferzli, à l'issue de la réunion du Bureau présidée par le président de la Chambre, Nabih Berry, à Aïn el-Tiné.
Hier, M. Berry avait annoncé qu'il comptait convoquer une séance plénière avant la fin du mois, et que la réunion du Bureau prévue ce matin avait pour objectif de préciser l'ordre du jour de cette séance.
Le député Alain Aoun, membre du bloc parlementaire du Liban Fort (aouniste) et secrétaire général du Bureau du Parlement, a souligné que "tout le gouvernement est en suspens à cause de l'attribution d'un seul portefeuille", celui de la Justice, disputé entre les Forces libanaises et le président de la République, Michel Aoun. Il a indiqué que "personne ne souhaite que les FL ne participent pas au futur gouvernement", soulignant que "si elles décident d'elles-mêmes de ne pas entrer dans le cabinet, ce serait vraiment désolant et nous devrions réfléchir pour trouver un autre partenaire".
Après l'espoir généralisé d'une formation du gouvernement au cours du week-end dernier, de nouveaux obstacles avaient de nouveau bloqué ce processus, entre autres liés à l'attribution du ministère de la Justice et aux revendications des députés sunnites non-affiliés au Courant du Futur (dirigé par M. Hariri), qui réclament un portefeuille, ce à quoi Saad Hariri s'oppose catégoriquement.
De leur côté, les FL ont déclaré "attendre que Saad Hariri (qui se trouve actuellement à Riyad, NDLR) reprenne le contact, dans les heures à venir, afin de savoir ce qu'il adviendra du futur gouvernement". Elles ont dénoncé "des informations diffusées dans les médias, qui s'apparentent à une pression politique et médiatique, mais qui ne sont que le reflet de l'imagination et des désirs de certains concernant le poids politique des FL ou leur retrait du gouvernement".
Le député FL Georges Adwan a de son côté affirmé qu'"aucun gouvernement ne sera formé sans les Forces libanaises". "C'est à Saad Hariri de former le gouvernement et il est le seul à pouvoir accepter des revendications", a-t-il ajouté.


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