Liban

« Pourvu que le Liban préserve son espace de liberté », espère l’ambassadrice suisse

OLJ
17/10/2018

Financé en grande partie par la télévision publique suisse, le film Tadmor a été projeté sous le patronage de l’ambassadrice suisse, Monika Schmutz Kirgöz.

Dans un discours poignant et truffé de symbolisme, la diplomate a livré sa propre vision de Palmyre, un site hautement touristique en Syrie, qu’elle avait visité dans le passé. Elle explique comment cette ville historique se révèle dans son double rapport à la beauté de ses sites, mais aussi aux horreurs qui se déroulaient à l’intérieur des murs de la prison secrète qu’elle abritait à proximité des ruines, évoquant tour à tour « Palmyre l’oasis et Palmyre l’enfer ».

« La majorité des Syriens assimilaient Palmyre en premier à la prison, en se murant dans le mutisme », a indiqué Mme Schmutz Kirgöz, faisant remarquer que pour ceux qui ont eu le privilège de visiter la ville, la présence de la prison entachait immanquablement la joie de la visite et pour tous ceux qui ne se sont jamais rendus sur place, ce lieu de détention les décourageait d’emblée d’y aller.

La diplomate a rappelé comment, récemment, Palmyre était devenu « synonyme d’extrémisme après que l’État islamique eut pris possession de la ville en détruisant ses monuments les plus précieux. La prison a soudainement fermé ses portes pour passer aux mains d’une nouvelle autorité ».

« Au courant des sept dernières années qui ont suivi le début de la guerre en Syrie, le nombre de détenus et de personnes portées disparues en Syrie a explosé », a-t-elle poursuivi. « L’autre Palmyre que nous fait découvrir ce film est malheureusement restée une triste réalité. Soudainement plusieurs autres Palmyre ont émergé aux quatre coins du pays », déplore la diplomate.

Qualifiant de « privilège » la possibilité de pouvoir accéder à un de ces précieux témoignages et de pouvoir en débattre en public, Mme Schmutz Kirgöz a conclu en souhaitant que « le Liban puisse maintenir pour toujours cet espace consacré à la liberté d’expression », dans une allusion claire à l’autorisation accordée par les autorités libanaises pour la projection de ce film très compromettant pour le régime syrien.

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