L’ancien député Farès Souhaid lors d'une conférence de presse le 12 octobre 2018. Capture d'écran LBCI.
L’ancien député Farès Souhaid, qui dirige le rassemblement (chrétien modéré) de Saydet el-Jabal, a affirmé vendredi que le Liban était le théâtre d'une "campagne de répression", après que, pour la seconde fois en l’espace de dix jours, son rassemblement s’est vu privé d’accès à un hôtel à Beyrouth pour y tenir sa conférence annuelle sous le thème "Libérer la décision nationale de la mainmise iranienne pour préserver la Constitution et le vivre-ensemble".
"Il y a un pouvoir politique qui s'est effacé devant un pouvoir occulte dirigé par le Hezbollah et qui s'occupe d'éliminer tous ceux qui tente de contester la tutelle iranienne au Liban", a ajouté M. Souhaid lors d'une conférence de presse, assurant qu'il était déterminé à se battre pour "lever la tutelle de l'Iran sur le Liban par le dialogue". Il a dans ce cadre appelé le parquet général à agir.
Programmé initialement pour le 7 octobre, la conférence annuelle du rassemblement de Saydet el-Jabal devait se tenir à l’hôtel Le Bristol. Mais sous l’effet de pressions exercées notamment par Wafic Safa, haut responsable du Hezbollah, l’administration de l’hôtel en question a interdit à Saydet el-Jabal d’y organiser sa conférence annuelle. M. Safa avait d’ailleurs reconnu être personnellement intervenu pour faire interdire le meeting. Jeudi, c’était au tour de l’administration de l’hôtel Gefinor Rotana à Hamra d’empêcher le rassemblement, né dans les années 2000 dans le sillage de la lutte pour le retrait des troupes syriennes, d’y tenir sa conférence.

