L'agence européenne de police criminelle Europol a signé mercredi un accord avec le réseau des forces spéciales de police ATLAS afin d'assurer une coopération internationale en cas de "prises d'otage, enlèvements ou terrorisme" en Europe.
La signature de l'accord a eu lieu en marge d'une série d'exercices de contre-terrorisme à grande échelle dans plusieurs régions européennes. Ces exercices incluent différents scénarios, dont le détournement d'un avion à Madrid et une prise d'otages de masse dans le métro de Varsovie.
Établi après les attaques du 11 septembre aux Etats-Unis, le réseau ATLAS regroupe les unités spéciales d'intervention des 28 Etats membres de l'Union européenne, ainsi que de l'Islande, la Norvège et la Suisse.
Selon Catherine De Bolle, directrice exécutive d'Europol, l'accord apportera une "valeur ajoutée à la préparation des forces de l'ordre" et permettra d'augmenter la "sécurité de tous les citoyens européens". "Nous remarquons une augmentation du crime organisé en Europe et nous voyons aussi la menace du terrorisme. Donc nous devons donner à tout moment une réponse efficace des forces de l'ordre", a déclaré Mme De Bolle à l'AFP.
Une démonstration en direct d'un assaut tactique a été réalisée peu après la signature de l'accord au siège d'Europol, à La Haye. Les forces spéciales de police y ont appréhendé deux faux suspects à coup de grenades assourdissantes.
"Après un exercice, nous pouvons faire une évaluation et voir ce que nous pouvons améliorer pour la prochaine fois afin d'être encore mieux préparés à répondre à toutes ces menaces", a estimé Catherine De Bolle.
L'accord prévoit notamment l'installation d'un bureau de soutien permanent du réseau ATLAS dans les bureaux d'Europol.
Selon Catherine De Bolle, directrice exécutive d'Europol, l'accord apportera une "valeur...

