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May, Rutte dénoncent le mépris du GRU pour les règles internationales

Londres et La Haye ont accusé jeudi le renseignement militaire russe (GRU) de mépriser les règles internationales, garantes de la sécurité mondiale, en lançant des cyberattaques contre des institutions à travers le monde, en particulier l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) à La Haye.

"Cette tentative d'accéder au système de sécurisé d'une organisation internationale œuvrant à débarrasser le monde des armes chimiques démontre que le GRU méprise les valeurs et règles internationales assurant notre sécurité à tous", ont dénoncé la Première ministre britannique Theresa May et son homologue néerlandais Mark Rutte dans une déclaration commune.

Les Pays-Bas ont annoncé jeudi avoir déjoué une cyberattaque russe visant en avril l'OIAC et expulsé quatre agents russes, dans le cadre d'une opération coordonnée par le GRU au moment où l'institution enquêtait sur l'empoisonnement d'un ex-agent russe en Angleterre et une attaque chimique présumée à Douma, en Syrie.

Les autorités néerlandaises ont bénéficié de l'aide du Royaume-Uni, qui a accusé jeudi le GRU d'être responsable des principales cyberattaques mondiales de ces dernières années.

C'est la première fois que le GRU, donc le Kremlin, est spécifiquement désigné par Londres, qui l'accuse déjà d'être responsable de l'empoisonnement au Novitchok, un puissant agent innervant de conception soviétique, de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia le 4 mars à Salisbury.

"Notre action aujourd'hui renforce le message clair adressé à la communauté internationale: nous défendrons les règles fondant le système international et les institutions internationales contre ceux qui cherchent à leur nuire", ont prévenu Theresa May et Mark Rutte.

De son côté, le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg a sommé Moscou de "cesser son comportement irresponsable".

Pour l'ambassade de Russie à Londres, les accusations des autorités britanniques font partie d'une "campagne antirusse menée par le gouvernement britanniques" et ne reposent sur "aucune preuve".

Elles vont mettre encore plus à mal les relations diplomatiques déjà glaciales entre le Royaume-Uni et la Russie, après l'empoisonnement des Skripal mais aussi de l'opposant russe Alexandre Litvinenko à Londres en 2006, sur fond de désaccords dans les grandes questions internationales.

Londres et La Haye ont accusé jeudi le renseignement militaire russe (GRU) de mépriser les règles internationales, garantes de la sécurité mondiale, en lançant des cyberattaques contre des institutions à travers le monde, en particulier l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) à La Haye. "Cette tentative d'accéder au système de sécurisé d'une organisation internationale œuvrant à débarrasser le monde des armes chimiques démontre que le GRU méprise les valeurs et règles internationales assurant notre sécurité à tous", ont dénoncé la Première ministre britannique Theresa May et son homologue néerlandais Mark Rutte dans une déclaration commune. Les Pays-Bas ont annoncé jeudi avoir déjoué une cyberattaque russe visant en avril l'OIAC et expulsé quatre agents russes, dans le...