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Raad : Le Liban ne peut plus continuer sans gouvernement

Photo ANI

Le député Mohammad Raad, affilié au Hezbollah, a prévenu mercredi que le Liban ne pouvait plus continuer sans gouvernement, alors que le Premier ministre désigné, Saad Hariri, a été chargé il y a plus de trois mois de former son cabinet, une mission bloquée en raison des tensions politiques.

Ce qui empêche la formation du gouvernement est que certains sous-estiment le poids d'une formation politique donnée et cherchent à faire représenter une autre formation à leur manière, tout en refusant à une troisième d'être représentée au sein du gouvernement", a affirmé le chef du groupe parlementaire du parti chiite, sans nommer les formations en question.

Mohammad Raad s'exprimait hier devant des partisans du Hezbollah à Bint Jbeil, à l'occasion des commémorations de Achoura.

"Nous ne disons pas qu'il y a un facteur externe et des allusions de l'étranger (qui entravent la formation du gouvernement, ndlr), mais ces choses-là ne sont pas exclues", a estimé le député chiite. "Mais il ne s'agit pas de facteurs essentiels", a-t-il toutefois nuancé.

Il a insisté sur la nécessité "d'adopter un critère unique et clair qui contribuera à hâter la formation du gouvernement", en allusion aux résultats des élections législatives de mai dernier.

"L'absence de gouvernement menace le pays, surtout lorsque les services sont interrompus, que l'administration est vacillante et que les demandes de la population sont ignorées. Tout cela menace la situation économique et sécuritaire. Le Liban ne peut pas continuer sans gouvernement, ou avec un gouvernement d'expédition des affaires courantes (...)", a conclu Mohammad Raad.

Mercredi, Saad Hariri avait affirmé que des modifications pourraient être apportées à la dernière mouture qu'il a présentée au chef de l’État, Michel Aoun, le 3 septembre. Ce dernier avait déclaré lundi que le gouvernement sera formé une fois que M. Hariri aura présenté une formule "équilibrée".

Le débat concernant les prérogatives de la présidence de la République et du président du Conseil avait été relancé lundi dernier, lors de la présentation par le Premier ministre désigné d'une nouvelle mouture de gouvernement. Le président Michel Aoun avait alors "formulé quelques remarques en se basant sur les critères qu’il avait fixés dans l’intérêt du Liban", lors d'un discours prononcé début août. De nombreuses formations politiques avaient alors estimé que la définition de tels critères ne rentrait pas dans les prérogatives du président de la République.

Depuis sa désignation le 24 mai, Saad Hariri a présenté plusieurs formules qui ont toutes été rejetées par le chef de l’État et certaines formations politiques. Le processus de formation du gouvernement continue de buter sur plusieurs obstacles, notamment le différend opposant le Courant patriotique libre aux Forces libanaises autour de leurs quotes-parts gouvernementales respectives. À cela s’ajoute la querelle entre le chef druze Walid Joumblatt et son principal rival Talal Arslane, le CPL insistant à intégrer ce dernier à la future équipe ministérielle, contrairement à la volonté du leader druze qui veut nommer tous les ministres appartenant à sa communauté au sein du cabinet Hariri.

Le député Mohammad Raad, affilié au Hezbollah, a prévenu mercredi que le Liban ne pouvait plus continuer sans gouvernement, alors que le Premier ministre désigné, Saad Hariri, a été chargé il y a plus de trois mois de former son cabinet, une mission bloquée en raison des tensions politiques.Ce qui empêche la formation du gouvernement est que certains sous-estiment le poids d'une formation politique donnée et cherchent à faire représenter une autre formation à leur manière, tout en refusant à une troisième d'être représentée au sein du gouvernement", a affirmé le chef du groupe parlementaire du parti chiite, sans nommer les formations en question.Mohammad Raad s'exprimait hier devant des partisans du Hezbollah à Bint Jbeil, à l'occasion des commémorations de Achoura."Nous ne disons pas qu'il y a un facteur externe...