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Culture - Focus

REEF ou quand le cinéma revient vers la terre

Des terres éloignées, voire abandonnées et un 7e art inexistant ? L’événement cinématographique baptisé REEF pallie cette absence en proposant un week-end filmique.


Affiche de l’événement.

C’est une édition zéro que lancent ces rencontres écologiques et filmiques (REEF) et qui aura lieu les 15 et 16 septembre. Une manifestation susceptible de donner naissance à d’autres plus longues et plus larges encore, mais toujours dans la région du Akkar. Le 7e art sort de la ville pour retrouver la ruralité et la nature du Akkar. Deux jours de plongée en apnée loin du brouhaha de la ville mais toujours à travers le cinéma qui a déserté ces régions du Liban. Organisée conjointement par le Conseil de l’environnement et le Salon culturel, en coopération avec l’association Beirut DC et le Festival du film de Tripoli, cette manifestation a certainement eu comme point de départ le long métrage tourné par Éliane Raheb en 2016 dans la région de Qobeyyate (Those who remain). Elle compte atteindre des objectifs culturels, artistiques, ludiques et même touristiques. REEF œuvre ainsi de nouveau à intéresser de nouveau cette région au cinéma, tout en attirant l’attention du monde du 7e art à ce coin si éloigné mais haut en couleur avec ses personnages et ses thèmes qui sont un terrain fertile pour un traitement cinématographique.

La soirée du samedi 15 septembre sera d’abord consacrée à une projection de courts métrages libanais ayant la province comme champ d’action, en présence de certains réalisateurs et acteurs et dans le cadre féérique du moulin Moussa Samaha récemment rénové et ressuscité. Le lendemain, une journée en pleine nature avec hiking dans les forêts et les vallées de Ammouaa entre les rochers millénaires, les sapins de Cilicie et les genévriers, que clôturera un repas gastronomique local dans le merveilleux site de Nabi Khaled.

Au programme de projections :

– Cargo de Karim Rahbani (20 min)

– Éclipse de Basma Farhat (18 min)

– La terre de mon père de Muriel Abourrousse (15 min)

– Submarine de Mounia Akl (20min).

– La visite du président de Cyril Aris (19min)

– 280 km de Zaher Jraidini (13min)

– Merci Natex d’Élie Khalifé (15min).

« L’OLJ » a vu pour vous 


Cargo de Karim Rahbani : fuyant la guerre en Syrie, un vieil homme et son petit-fils se retrouvent perdus dans la plaine de la Békaa. Un road-movie teinté de tendresse et de douleur et qui a récolté jusqu’à présent plusieurs prix internationaux.


La terre de mon père de Muriel Abourrousse : dans Mazraat Bani Saab, un petit village, lové dans le nord du pays, des vieux échangent souvenirs du passé et présent. Ils adressent un message aux générations futures : amour et appartenance à la terre. De très belles scènes d’une terre qui ne demande qu’à être aimée.


La Visite du président de Cyril Ariss : la nouvelle court les rues d’un village côtier : le président s’apprête à visiter le village et son usine de savon. Tout le monde se met à nettoyer et à embellir les petites places et recoins désertés. Un film drôle et plein d’humour.

C.K.

C’est une édition zéro que lancent ces rencontres écologiques et filmiques (REEF) et qui aura lieu les 15 et 16 septembre. Une manifestation susceptible de donner naissance à d’autres plus longues et plus larges encore, mais toujours dans la région du Akkar. Le 7e art sort de la ville pour retrouver la ruralité et la nature du Akkar. Deux jours de plongée en apnée loin du brouhaha de la ville mais toujours à travers le cinéma qui a déserté ces régions du Liban. Organisée conjointement par le Conseil de l’environnement et le Salon culturel, en coopération avec l’association Beirut DC et le Festival du film de Tripoli, cette manifestation a certainement eu comme point de départ le long métrage tourné par Éliane Raheb en 2016 dans la région de Qobeyyate (Those who remain). Elle compte atteindre des objectifs...
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