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L'Iran rejette des accusations américaines sur son rôle en Irak

AFP
12/09/2018

L'Iran a dénoncé mercredi des allégations "provocatrices et irresponsables" après avoir été accusé par les Etats-Unis d'avoir joué un rôle dans des attaques contre ses représentations en Irak.

Mardi, la Maison Blanche a indiqué tenir responsable Téhéran pour "des attaques en particulier contre le consulat des Etats-Unis à Bassora et contre le complexe qui abrite l'ambassade américaine à Bagdad" ces derniers jours.

Bassora, grande ville du sud de l'Irak voisine de l'Iran, a été le théâtre la semaine dernière d'un mouvement de protestation contre la corruption et la vétusté des services publics lors duquel 12 manifestants ont été tués. Le consulat de l'Iran a notamment été incendié par les manifestants.

Quatre roquettes se sont par ailleurs abattues samedi dans l'enceinte de l'aéroport de Bassora, selon des sources au sein des forces de sécurité. Le consulat américain à Bassora se trouve dans le même secteur que l'aéroport.

Vendredi, trois roquettes ont été tirées sur la zone verte de Bagdad, siège des autorités irakiennes et de l'ambassade américaine, sans faire de victimes. Dans les deux cas, les tirs n'ont pas été revendiqués.

"L'Iran n'a rien fait pour arrêter ces attaques menées par ceux (...) que ce pays soutient grâce à des fonds, de l'entraînement et des armes", a accusé l'exécutif l'américain dans un communiqué.

Des milices pro-Iran sont implantées dans la province de Bassora comme dans de nombreuses autres régions irakiennes à dominante chiite.

Les déclarations américaines sont "stupéfiantes, provocatrices et irresponsables", a dénoncé le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes, Bahram Ghassemi, cité par l'agence de presse semi-officielle Isna.

"L'Amérique devrait savoir qu'en jouant, maladroitement, à pointer du doigt, elle ne réussit pas à cacher les conséquences de sa politique, qui est mauvaise, inutile et déstabilisante pour la région", a-t-il ajouté. "Publier ce genre de communiqué met à mal la crédibilité" des Etats-Unis, a-t-il affirmé.

Le gouvernement de l'Irak, devenu proche de l'Iran après la chute de Saddam Hussein en 2003, est aussi un allié de poids des Etats-Unis, notamment dans sa lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Depuis l'arrivée de Donald Trump au pouvoir début 2017, Téhéran est dans le collimateur de Washington qui l'accuse de chercher à déstabiliser le Moyen-Orient.

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