Les députés irakiens qui se sont réunis cette semaine pour la première fois depuis les élections de mai dernier n'ont pas réussi à élire leur président et ont décidé mardi d'ajourner leurs travaux au 15 septembre. Le quorum nécessaire pour procéder à l'élection du président du Parlement n'a pu être réuni.
La désignation du président du Parlement et de ses deux vice-présidents est la première étape majeure sur la voie de la mise en place d'un nouveau gouvernement.
Le nouveau Parlement est issu des élections législatives du 12 mai dernier, dont la proclamation des résultats a été retardée à cause de soupçons de fraude. Un recomptage national des voix a été ordonné en juin.
Les équilibres des forces parlementaires ne sont pas clairement établis: le Premier ministre sortant, Haïdar al-Abadi, et le puissant imam chiite Moqtada Sadr ont annoncé dimanche avoir formé une alliance en théorie majoritaire.
Mais Nouri al-Maliki, le prédécesseur d'Abadi, et un chef de milices pro-iraniennes, Hadi al-Amiri, ont répliqué en formant à leur tour une alliance présentée comme majoritaire.
Les séances parlementaires de lundi et mardi n'ont pas permis de fixer les rapports de force.


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