Le Parlement iranien a renoncé dimanche à soumettre le ministre de l'Éducation à un vote de confiance, selon l'agence officielle Irna, ce qui apporte un peu de répit au président Hassan Rohani, soumis à des pressions politiques internes montantes.
Mercredi, un groupe de députés avait signé une motion entraînant l'audition sous dix jours du ministre, Mohammad Bathaï, avant un vote de confiance, mais tous ont retiré leur signature, rapporte Irna.
"Au vu de l'imminence de la rentrée scolaire [le 23 septembre, NDLR], ceux qui demandaient la destitution [du ministre] ont retiré leur demande", a précisé l'agence semi-officielle Isna, en citant Ahmad Amirabadi, membre du bureau du Parlement.
M. Rohani et son cabinet font l'objet d'une pression accrue de députés leur reprochant leur gestion de la crise économique que traverse la République islamique. Celle-ci est liée pour partie à la réimposition de sanctions américaines contre Téhéran à la suite de la décision prise en mai par Donald Trump de retirer les États-Unis de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015.
Alors que le climat économique et social est particulièrement morose, M. Rohani a déjà perdu en août son ministre du Travail et celui de l'Économie à la suite de votes de défiance des députés.
Le ministre de l'Industrie, Mohammad Shariatmadari, a lui aussi été menacé d'un vote de défiance.
Modéré, M. Rohani est la cible à la fois des conservateurs et des réformateurs, et il a été lui-même l'objet d'une rare convocation mardi devant le Parlement, où ses explications n'ont guère convaincu les députés.
La procédure de destitution annulée contre M. Bathaï était argumentée notamment par des grief économiques, la motion à son encontre critiquant la réduction du budget alloué à la rénovation des écoles. Certains dirigeants conservateurs ont depuis lors appelé à l'apaisement, notant que le ministre n'était lui-même pas maître de son budget.
Mercredi, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, avait appelé à ne pas mettre trop l'accent sur les divergences "naturelles" entre les différents dirigeants politiques du pays afin de ne pas "inquiéter" la population.
M. Rohani et son cabinet font l'objet d'une pression accrue de députés leur reprochant leur gestion de la crise économique que traverse...


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