Des agents municipaux déblayant les débris qu'a causé le double-attentat suicide qui a frappé Bourj el-Brajneh, dans la banlieue-sud de Beyrouth, le 12 novembre 2015. Photo d'archives AFP/JOSEPH EID
Deux des responsables du double-attentat de Bourj el-Brajneh, qui avait fait 44 morts et 240 blessés le 12 novembre 2015 dans une rue commerçante bondée de ce quartier de la banlieue-sud de Beyrouth, ont été condamnés à mort mercredi par le tribunal militaire.
A l'issue de la dernière séance, mardi, du procès de 38 personnes, dont certaines étaient jugées par contumace pour leur implication dans le double attentat suicide revendiqué par l'Etat islamique, Ibrahim Jamal et le ressortissant syrien Abdelkarim Cheikh Ali ont été tous deux condamnés à la peine capitale.
Ibrahim Jamal avait été arrêté la veille de l'attentat dans la banlieue-sud et projetait de commettre un attentat suicide contre le quartier alaouite de Jabal Mohsen, à Tripoli au Liban-Nord.
Les autres personnes, jugées pour terrorisme et appartenance au groupe jihadiste État islamique, ont été condamnées à des peines de travaux forcés et de prison, allant de quelques années à la perpétuité et au versement d'amendes. Plusieurs d'entre elles ont été déchues de leurs droits civils.
Deux des terroristes jugés par contumace, Hamza al-Baqqar et Sitam al-Chitiaoui, ont également été condamnés à mort.
Le double attentat était le plus sanglant contre un bastion du Hezbollah depuis son implication dans la guerre en Syrie voisine. Les deux kamikazes qui avaient actionné leurs charges à quelques minutes d’intervalle voulaient à l’origine se faire exploser à l’hôpital Al-Rassoul Al-Aazam, tout proche. Ils n’ont pas pu avancer vers cet établissement de santé barricadé et géré par le Hezbollah.


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