"Je suis convaincu que nous pouvons y arriver en unissant les efforts de l'Etat, des entreprises et de la communauté scientifique et universitaire, en élargissant la liberté d'initiative et la créativité de notre population", a-t-il ajouté.
Affirmant que les fonds alloués à la recherche scientifique avaient été multipliés par vingt en valeur réelle depuis son arrivée au pouvoir, le président russe a appelé les autorités à "tout faire" pour offrir des possibilités aux "jeunes talents" et pour "attirer en Russie des scientifiques du monde entier".
Parmi ses principaux défis, l'économie russe se heurte à un manque de main d'oeuvre qualifiée, résultant d'une grave crise démographique qui a suivi la chute de l'URSS.
Arrivé au pouvoir en 2000, Vladimir Poutine a été réélu pour un quatrième mandat présidentiel en mars. Suite à son investiture, des voix influentes des milieux économiques avaient appelé à des réformes du secteur éducatif.
L'ex-ministre des Finances Alexeï Koudrine avait suggéré la création de classes de technologie dès l'enfance afin de créer "deux millions de développeurs supplémentaires pour digitaliser l'économie". "Changez le système éducatif secondaire et supérieur. Nous n'avons pas besoin d'autant d'avocats, nous avons besoin d'experts en technologie", avait supplié Oleg Tinkov, fondateur et président du conseil d'administration de la banque Tinkoff. Mais les milieux d'affaires et scientifiques déplorent également une dégradation progressive du climat des affaires et des conditions difficiles pour les créateurs d'entreprises et les scientifiques, illustrées par le départ à l'étranger de figures telles que Pavel Dourov, co-fondateur de la messagerie cryptée Telegram.

