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Un activiste qui a critiqué l'Arabie saoudite convoqué par les FSI


Hussein Mortada et Bachar el-Assad. Photo prise de son compte Facebook.

Un activiste a annoncé sur son compte twitter avoir été convoqué par la branche des renseignements des Forces de sécurité intérieure pour avoir critiqué le chargé d'affaires saoudien au Liban, Walid Boukhari, ce qui a déclenché la colère de certains twittos de la mouvance du 8 Mars.

"Ils m'ont convoqué parce que nous avons dévoilé qui voulait faire bouger la rue au Liban et cela a dérangé Boukhari", a écrit sur twitter Hussein Mortada. Ce dernier, qui se présente comme étant un journaliste, s'est fait photographier avec le président syrien Bachar el-Assad.

"Je ne suis pas un criminel, je suis un journaliste, a-t-il ajouté. Est-ce que le rôle des services de sécurité au Liban est devenu de poursuivre les journalistes et d’être au service de l’Arabie saoudite ? Le Liban est soit à nous soit à Boukhari". "Le service des renseignements est devenu la branche de l'ambassade (saoudienne) mais personne ne peut nous faire taire", a également souligné M. Mortada. 



En soutien à M. Mortada, des tweets appelant à "chasser Boukhari" ont fusé, ce qui a provoqué une réaction de nombreux twittos qui ont affirmé que « Boukhari est ici parmi les siens », rendant hommage à la position de l’Arabie saoudite au Liban. L'ancien député Fares Souhaid a réagi à cette campagne sur son compte twitter affirmant qu'il était contre "la convocation de toute personne en raison de son opinion". "Mais insulter l'Arabie n’est pas acceptable, a-t-il ajouté. Le Premier ministre Saad Hariri doit mettre fin à cela sans recourir aux convocations".

 


Un collectif de dix-sept ONG libanaises, régionales et internationales, actives dans le domaine des droits de l’homme et de la liberté d’expression a adressé, mi-août, une lettre au haut-commissaire des Nations unies, Zeid Raad, et au rapporteur spécial de l’ONU pour la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, David Kaye, pour les appeler "à condamner les autorités libanaises au sujet des convocations récurrentes de militants pacifistes portant atteinte à leur droit à la liberté d’expression".

Un activiste a annoncé sur son compte twitter avoir été convoqué par la branche des renseignements des Forces de sécurité intérieure pour avoir critiqué le chargé d'affaires saoudien au Liban, Walid Boukhari, ce qui a déclenché la colère de certains twittos de la mouvance du 8 Mars."Ils m'ont convoqué parce que nous avons dévoilé qui voulait faire bouger la rue au Liban et cela a dérangé Boukhari", a écrit sur twitter Hussein Mortada. Ce dernier, qui se présente comme étant un journaliste, s'est fait photographier avec le président syrien Bachar el-Assad. "Je ne suis pas un criminel, je suis un journaliste, a-t-il ajouté. Est-ce que le rôle des services de sécurité au Liban est devenu de poursuivre les journalistes et d’être au service de l’Arabie saoudite ? Le Liban est soit à nous soit à Boukhari". "Le...