Le Club des correspondants étrangers en Chine a indiqué mercredi qu'une journaliste américaine avait été "de facto expulsée" du pays après le refus des autorités de renouveler son visa.
Megha Rajagopalan, correspondante du site internet américain d'information BuzzFeed, était en Chine depuis six ans.
Elle a indiqué mercredi sur Twitter que le ministère chinois des Affaires étrangères avait refusé en mai de lui délivrer un nouveau visa. "Ils ont dit que c'était une histoire de procédure. On ne sait pas tout à fait pourquoi", a-t-elle écrit sur le réseau social.
Megha Rajagopalan avait couvert le renforcement drastique des mesures de sécurité dans le Xinjiang (nord-ouest de la Chine), une région régulièrement frappée par des attentats. Selon des organisations de défense des droits de l'homme, des centaines de milliers de personnes y seraient internées dans des centres de rééducation.
Le ministère chinois des Affaires étrangères "a refusé de donner une raison claire et transparente sur son refus de lui délivrer un visa", a indiqué le Club des correspondants étrangers en Chine.
"Nous trouvons cela extrêmement regrettable et inacceptable de la part d'un gouvernement qui a déclaré à plusieurs reprises qu'il accueillait les médias étrangers souhaitant couvrir le pays." Le club dit avoir demandé des clarifications au ministère "quant au raisonnement qui a abouti à l'expulsion de facto" de Mme Rajagopalan.
"Le gouvernement chinois traite les dossiers de visas de journalistes étrangers pour la Chine conformément aux lois et règlements", a indiqué à l'AFP le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
Ce n'est pas la première fois que des journalistes étrangers sont obligés de quitter le pays asiatique.
L'ex-correspondante en Chine du magazine français L'Obs, Ursula Gauthier, avait été de facto expulsée fin 2015 après le refus des autorités de renouveler son visa. Pékin l'avait accusée d'avoir défendu des actes terroristes dans un article.
Melissa Chan, correspondante du service en anglais de la chaîne Al Jazeera, avait été expulsée de Chine en 2012.


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