Le courant du Futur, formation du Premier ministre désigné Saad Hariri, a réaffirmé lundi son opposition à une normalisation des relations entre le Liban et la Syrie, à l'occasion du cinquième anniversaire du double attentat contre les mosquées al-Salam et al-Taqwa de Tripoli, au Liban-Nord, imputé au régime syrien et qui avait fait plus de 50 tués et des centaines de blessés le 22 août 2013.
"Les habitants de Tripoli déplorent que l'anniversaire de cet attentat coïncide avec des déclarations appelant à une normalisation des relations avec le régime syrien qui est responsable de ce crime terroriste alors qu'il doit être condamné", affirme un communiqué publié par la section du Futur à Tripoli, appelant Damas à remettre les responsables de ce double attentat aux autorités libanaises. "Ces appels à la normalisation ne respectent pas les Tripolitains qui ont souffert de ce régime pendant des décennies (...) Nous n'accepterons pas que les martyrs soient tués une deuxième fois", ajoute ce texte.
La semaine dernière, M. Hariri avait indiqué qu'il refusait que la future déclaration ministérielle stipule une normalisation des relations avec la Syrie. Plusieurs responsables libanais s'étaient rendus dernièrement à Damas, alors que les formations prosyriennes et le Courant patriotique libre (aouniste) multiplient leurs appels pour une normalisation des relations avec le régime syrien et pour un retour des réfugiés en Syrie.
Le chef alaouite du Parti arabe national Rifaat Eid, impliqué dans l'attentat, s'est réfugié en Syrie.

