L'Afghanistan attendait lundi la réponse des talibans à une offre de cessez-le-feu de trois mois faite dimanche soir par son président Ashraf Ghani, une annonce saluée par les Etats-Unis après 17 ans de guerre.
Quelques heures après l'intervention du chef de l'Etat afghan, les insurgés ont fait savoir qu'ils libéreraient lundi des "centaines" de "prisonniers ennemis" "pour qu'ils puissent passer la fête" de l'Adha, qui démarre cette semaine, "avec leurs familles et amis". Il était toutefois difficile de savoir à quels détenus ils se référaient.
Les talibans n'ont depuis lors pas communiqué sur le cessez-le-feu. Interrogé par l'AFP, l'un de leurs cadres au Pakistan a expliqué qu'ils devaient encore préparer une réponse formelle à l'offre d'Ashraf Ghani. Même sans annonce officielle, les combats devraient toutefois diminuer d'intensité pendant la fête, a-t-il suggéré.
Dimanche soir, le président Ghani a déclaré un cessez-le-feu à partir de lundi, soit la veille de la fête de l'Adha, "jusqu'à l'anniversaire du prophète (le 21 novembre) à condition que les talibans fassent de même".
L'administration afghane a supprimé "tous les obstacles" à la paix, après avoir consulté dignitaires religieux, partis politiques et société civile, a-t-il affirmé. "Nous appelons la direction des talibans à accueillir les vœux de paix longue et véritable des Afghans. Nous les exhortons à se préparer à des discussions de paix basées sur les valeurs et principes islamiques".
Dans des communiqués séparés, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, et le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, ont dit soutenir cette offre de cessez-le-feu. "Il n'y a pas d'obstacles pour les pourparlers... Le temps de la paix est venu", a déclaré M. Pompeo à l'égard des talibans. "Nous restons prêts à soutenir, faciliter et participer à des négociations directes entre le gouvernement afghan et les talibans", a-t-il ajouté.
Il n'est toutefois pas clair si les forces américaines et de l'OTAN en Afghanistan marqueront également ce cessez-le-feu. Le président Ghani n'a pas évoqué le groupe Etat islamique, dont les attaques sont particulièrement meurtrières pour les civils.
L'offre a également été saluée par le représentant spécial de l'ONU en Afghanistan, Tadamichi Yamamoto, ajoutant qu'il fallait "saisir toutes les opportunités pour une fin négociée du conflit".
L'annonce intervient après dix derniers jours extrêmement violents. Le 9 août, les talibans ont lancé un assaut contre Ghazni, ville stratégique située à deux heures de route de Kaboul. L'armée afghane, appuyée par des raids aériens américains, a peiné plusieurs jours avant de parvenir à les repousser.
Les talibans ont également conquis une base de l'armée afghane dans le Nord-Ouest tandis qu'un attentat du groupe Etat islamique (EI) dans une école de Kaboul a tué au moins 37 personnes, pour la plupart des adolescents.
Quelques heures après l'intervention du chef de l'Etat afghan, les insurgés ont fait savoir qu'ils libéreraient lundi des "centaines" de "prisonniers ennemis" "pour qu'ils puissent passer la fête" de l'Adha, qui démarre cette semaine, "avec leurs familles et amis". Il était toutefois difficile de savoir à quels détenus ils se référaient. Les talibans n'ont depuis lors pas communiqué sur le cessez-le-feu. Interrogé par l'AFP, l'un de leurs cadres au Pakistan a expliqué qu'ils devaient encore préparer une réponse formelle à l'offre d'Ashraf Ghani. Même sans annonce officielle, les combats devraient toutefois...


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