Le bloc parlementaire du Hezbollah a affirmé jeudi que seuls des "contacts politiques" entre le gouvernement libanais et le régime syrien pourraient régler la question des réfugiés syriens installés au Liban.
"Les contacts politiques entre les gouvernements libanais et syrien constituent le seul moyen pour régler la question des réfugiés, de l'exportation des produits libanais et d'autres dossiers", a indiqué le bloc dans un communiqué publié dans la journée. "Tout autre pari serait une perte de temps dont le gouvernement libanais serait seul responsable", poursuit ce texte.
Il y a plus de deux semaines, le ministre de l'Industrie, Hussein Hajj Hassan, membre du Hezbollah, s'était rendu à Damas où il avait rencontré plusieurs responsables du régime de Bachar el-Assad.
Les visites de responsables libanais à Damas interviennent alors que les formations prosyriennes et le Courant patriotique libre (aouniste) multiplient leurs appels pour une normalisation des relations avec le régime de Damas et pour un retour des réfugiés en Syrie. Le Hezbollah a annoncé il y a moins d'un mois la mise en place d'une structure visant à aider les réfugiés à rentrer dans leur pays, en coordination avec les autorités libanaises et Damas. Le Liban accueille 1,5 million de réfugiés syriens pour une population de quatre millions d'habitants. Ces dernières semaines, plusieurs centaines de réfugiés syriens ont été rapatriés dans le cadre d'opérations de retour volontaire.
Par ailleurs, le bloc du parti chiite a souligné que la formation d'un nouveau gouvernement est "nécessaire pour éviter les dangers d'une montée de tensions, régler les problèmes du peuple et la question de la dette publique, et réactiver les institutions".
Le Premier ministre désigné, Saad Hariri, n'a toujours pas réussi à former son équipe depuis plus de deux mois. Les principales causes du blocage résident au niveau de la répartition des portefeuilles ministériels.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine