Le président de la Chambre, Nabih Berry. Photo Ani
Le président de la Chambre, Nabih Berry, a réitéré mercredi son appel à la formation rapide du gouvernement, rappelant que les obstacles rencontrés sont principalement liés aux quotes-parts revendiquées par les différentes formations politiques et affirmant que les Libanais peuvent résoudre seuls leurs problèmes.
"Nabih Berry a renouvelé son appel à la formation rapide d'un gouvernement, au vu de la situation économique et sociale pressante et afin de pouvoir rapidement redynamiser l'Etat", ont rapporté les députés présents à la réunion hebdomadaire à Aïn el-Tiné. Concernant les raisons du retard pris par la formation du gouvernement par Saad Hariri, désigné le 24 mai, M. Berry a estimé que les obstacles sont liés "aux poids et aux parts revendiqués" par les différentes formations politiques, notamment les partis chrétiens et druzes. Il a souligné que "s'il y a vraiment une ingérence étrangère, elle n'est due qu'à des faits puisés sur la scène intérieure". "Nous devons œuvrer pour convaincre tout le monde, même nos amis, que nous seuls pouvons résoudre nos problèmes internes", a-t-il affirmé.
Des parlementaires du 8 Mars cités par la chaîne LBC ont rapporté que "les formations qui facilitent le plus la formation de l'Exécutif sont le mouvement Amal (du chef du Parlement, NDLR) et le Hezbollah".
Lors de sa rencontre hebdomadaire avec les députés, M. Berry a insisté sur "l'importe de mettre en œuvre les différentes lois qui ne le sont pas encore afin de lutter contre la corruption", indiquant que quelque "37 lois doivent encore être mises en application".
Par ailleurs, à l'issue de la réunion, le député Ali Bazzi a annoncé à la LBC que "suite à la réunion des commissions conjointes, Nabih Berry convoquera une séance parlementaire générale très bientôt".


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