Après l'annonce des résultats, le nouveau Parlement pourra finalement se réunir, élire un président et alors seulement un gouvernement pourra être proposé.
"Le nouveau décompte manuel dans tous les bureaux de vote d'Irak et de l'étranger où des plaintes ont été enregistrées a pris fin", a affirmé dans un communiqué le porte-parole de la Commission électorale, le juge Laith Hamza.
Selon lui, la commission a décidé de ne pas entreprendre de nouveau décompte pour Al-Roussafa, dans l'est de Bagdad, où "882 urnes sont entièrement parties en fumée" dans un incendie criminel début juin du dépôt où elles étaient entreposées.
A l'époque, les autorités avaient assuré que les urnes n'avaient pas été touchées dans l'incendie dont devront répondre des suspects arrêtés, y compris des membres de la police ou des autorités en charge du scrutin.
"Les résultats officiels seront annoncés dans un bref délai", a précisé à l'AFP le responsable du scrutin d'Al-Roussafa, Imad Jamil.
Dans un communiqué, l'adjointe du représentant spécial pour l'Irak du secrétaire général de l'ONU, Alice Walpole, a "confirmé que les Nations unies avaient observé de bout en bout ce nouveau décompte qui a été conduit de manière crédible, professionnelle et transparente".
Le nouveau décompte ne devrait pas toutefois modifier l'équilibre des forces dans le nouveau Parlement. Chaque liste devrait conserver le nombre de sièges issus des premiers résultats mais la liste des députés élus pourrait être modifiée, selon les experts.
Lors des résultats initiaux des élections du 12 mai, le populiste Moqtada Sadr allié aux communistes sur un programme anti-corruption l'a emporté à la surprise générale.
Depuis, les Irakiens -qui ont massivement boycotté ce scrutin- attendent l'ouverture de la session du nouveau Parlement pour le lancement de la formation d'un nouveau gouvernement, sur fond de contestation sociale.

