"Le nombre de morts s'élève à 20 pour les deux attaques", a indiqué au téléphone à l'AFP l'un des médecins de la ville contrôlée par les rebelles houthis.
D'autres sources médicales ont indiqué que 60 blessés avaient été admis dans les hôpitaux de cette ville portuaire stratégique. Des témoins ont confirmé les deux attaques.
Les médias des houthis ont accusé la coalition militaire menée par l'Arabie saoudite pour ces deux attaques. Riyad n'a pas réagi.
Les autorités de Hodeida ont lancé un appel au don du sang, a rapporté la télévision Al-Massirah des rebelles en donnant le bilan, non confirmé de sources indépendantes, de "30 morts" pour le seul raid aérien visant l'entrée de l'hôpital al-Thawra.
Le bureau du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Yémen a indiqué sur Twitter avoir envoyé une équipe de chirurgiens à l'hôpital al-Thawra pour soigner "50 personnes grièvement blessées".
"Les 26, 27 et 28 juillet, des frappes ont été menées près d'une structure sanitaire et d'un laboratoire à Hodeida, et ont endommagé un système d'assainissement à Zabid, ainsi qu'une station hydraulique qui alimente en eau la majorité de la ville de Hodeida", a indiqué dans un communiqué le bureau de la coordinatrice humanitaire de l'ONU pour le Yémen, Lise Grande.
Le 13 juin, les forces progouvernementales, soutenues par l'aviation de la coalition militaire qui intervient au Yémen depuis 2015, ont lancé une offensive pour reprendre la ville de Hodeida, chef-lieu de la province du même nom, située sur la mer Rouge.
Pilier de cette coalition, les Emirats arabes unis, impliqués dans l'offensive avec des forces au sol, avaient annoncé début juillet la suspension de l'assaut contre la ville même afin de donner une chance à une médiation de l'ONU. Des bombardements avaient déjà touché d'autres secteurs rebelles de la province après la pause décrétée par les Emirats.
Pays pauvre de la péninsule arabique, le Yémen est en proie à un conflit entre le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi, soutenu par la coalition militaire, et les rebelles houthis qui se sont emparés de vastes pans du territoire dont la capitale Sanaa.
La guerre a fait près de 10.000 morts depuis l'intervention de la coalition en mars 2015 et provoqué "la pire crise humanitaire au monde", avec des millions de personnes au bord de la famine selon l'ONU.
Le pays dépend des importations pour 90% de ses besoins en nourriture, dont 70% transitent par le port de Hodeida.

