Le président du Parlement libanais, Nabih Berry. Photo d'archives OLJ
Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a indiqué mercredi que le dossier de la formation du gouvernement, qui fait du surplace depuis plusieurs semaines, n'avait pas avancé.
"Il n'y a pas de raison que la formation du cabinet prenne du retard", a déclaré le député Ali Bazzi, membre du bloc parlementaire d'Amal dirigé par M. Berry, à l'issue de la réunion hebdomadaire du président de la Chambre avec des députés.
Plus tôt dans la journée, le chef de l'Etat, Michel Aoun, a réaffirmé l'urgence de former un gouvernement. Le Premier ministre désigné Saad Hariri n'a toujours pas réussi à former son équipe gouvernementale, principalement en raison des demandes des partis politiques concernant la répartition des portefeuilles.
"L'article 69 de la Constitution permettrait au Parlement de se réunir mais M. Berry a adopté une politique de prudence afin qu'une éventuelle convocation du Parlement ne soit pas mal interprétée", a ajouté M. Bazzi. Cet article stipule que "lorsque le gouvernement démissionne ou est considéré comme démissionnaire, la Chambre des députés devient de plein droit en session extraordinaire jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement et l’obtention de la confiance".

