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Syrie: pas de risque d'offensive d'ampleur à Idleb, assure Moscou

AFP
31/07/2018

La Russie a assuré mardi qu'il n'y aura pas dans l'immédiat d'"offensive d'ampleur" des forces gouvernementales syriennes à Idleb, bastion rebelle défini comme nouvelle priorité du régime par le président Bachar el-Assad.
"Il n'est pas question et il ne peut pas être question pour le moment d'une offensive d'ampleur à Idleb", a affirmé l'émissaire russe pour la Syrie, Alexandre Lavrentiev, cité par les agences russes. M Lavrentiev s'exprimait à l'issue d'une réunion sur le règlement du conflit à Sotchi, dans le sud de la Russie, entre représentants russes, iraniens, turcs et émissaires du régime et des rebelles.
M. Lavrentiev a dit espérer que "l'opposition modérée et nos partenaires turcs, qui ont pris la responsabilité de la stabilisation de cette zone, y parviendront". "La menace venant de cette zone est encore très importante", a-t-il ajouté.

L'émissaire du régime, Bachar al-Jaafari, a pour sa part assuré qu'"il ne peut y avoir aucun compromis concernant la reprise du contrôle du territoire syrien par le gouvernement syrien".
"La meilleure option pour le gouvernement syrien est la reprise sous son contrôle d'Idleb suite à un accord de réconciliation nationale", a poursuivi M. Jaafari. "Mais si Idleb ne revient pas dans le giron gouvernemental par la voie du règlement, l'armée syrienne a absolument le droit de reprendre ce territoire par la force", a-t-il averti.

Un représentant des rebelles, Ahmad Tohmé, a pour sa part demandé à ce qu'Idleb se transforme de "zone de désescalade en zone de cessez-le-feu complet".
Située dans le nord-ouest de la Syrie, près de la frontière turque, la province d'Idleb est presque totalement entourée de territoires contrôlés par le régime d'Assad et abrite entre autres des rebelles qui sont venus s'y réfugier dans le cadre d'accords de reddition.
Le président Bachar el-Assad a affirmé jeudi que la province était "désormais (son) but, mais pas le seul".

Les forces gouvernementales syriennes sont fortement dépendantes pour leurs offensives du soutien militaire de la Russie, qui intervient dans le pays en guerre depuis 2015.
M. Lavrentiev a par ailleurs appelé mardi les Etats-Unis à prendre part au processus d'Astana de règlement du conflit syrien, parrainé par la Russie et l'Iran, alliés du régime, et par la Turquie, soutien des rebelles.
Lors de la réunion mardi à Sotchi, le régime de Damas a remis aux rebelles une liste de plus de 10.000 noms de personnes détenues dans les territoires sous le contrôle de l'opposition ou disparues, tandis que les rebelles n'ont fourni qu'une quinzaine de noms, selon M. Lavrentiev.

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