L'Iran a rejeté mardi les accusations de la police du Tadjikistan, qui a tenu la République islamique pour partiellement responsable d'une attaque dans laquelle quatre touristes ont été tués.
"La République islamique d'Iran nie tout lien avec cette attaque terroriste et dément catégoriquement qu'il existe une quelconque base militaire pour former des terroristes en Iran", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bahram Ghassemi, selon l'agence de presse Mehr.
"Nous condamnons tous les actes terroristes dans le monde, y compris l'attaque récente contre les touristes étrangers au Tadjikistan", a-t-il déclaré.
Sept cyclotouristes étrangers ont été fauchés dimanche par une voiture et attaqués par des hommes armés dans la région de Danghara, à 150 kilomètres au sud de la capitale Douchanbé. Deux Américains, un Suisse et un Néerlandais sont morts.
L'attaque a été revendiquée lundi par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) mais le ministère de l'Intérieur tadjik a rejeté mardi cette revendication et désigné le Parti de la renaissance islamique du Tadjikistan.
Selon le ministère, l'un des "membres actifs" du parti, Housseïn Abdoussamadov, a suivi en Iran "un entraînement idéologique, militaire et visant à effectuer des actes de sabotage".
Condamnant des allégations "sans fondement", M. Ghassemi a assuré que l'Iran était "prêt à coopérer avec les responsables du Tadjikistan pour faire la lumière" sur cette attaque.

