Le Hezbollah a condamné jeudi la série d’attaques revendiquées par le groupe jihadiste État islamique dans la région majoritairement druze de Soueida, dans le sud de la Syrie, qui a fait près de 250 morts, accusant les forces américaines déployées dans l'est du pays d'avoir encouragé ces attentats.
"Cette opération intervient dans la foulée des victoires éclatantes des forces syriennes et de leurs alliés dans le Sud syrien, qui est revenu dans le giron de l'Etat", affirme dans un communiqué par le parti chiite qui se bat en Syrie aux côtés des forces du régime. Il affirme que les forces jihadistes sont "venues avec leurs armes de la région d'Al Tanaf dans le sud-est de la Syrie où sont déployées les forces d'occupation américaine", qu'il accuse d'avoir "facilité leurs mouvements".
"Il s'agit d'un signe alarmant de la participation de ces forces et de leur soutien à ce crime terroriste contre la Syrie, son peuple et son unité", ajoute le communiqué. "Les forces internationales continuent d'utiliser ces groupes criminels pour atteindre leurs objectifs", conclut ce texte.
Les attaques contre Soueida sont les premières de cette ampleur menées par l’EI depuis des mois dans le pays, où l’organisation jihadiste a essuyé de nombreux revers ces derniers temps. L’assaut contre plusieurs villages couplés à des attentats ont eu lieu dans la province de Soueida, majoritairement druze et relativement épargnée par la violence, où contrôlée par le régime de Bachar el-Assad bien que des forces paramilitaires druzes y jouissent d'une certaine autonomie.
Des activistes ont affirmé sur les réseaux sociaux que les jihadistes qui ont mené les attaques avaient été évacués de la banlieue de Damas en vertu d'un accord avec le régime qui a repris les régions entourant la capitale.

