Le ministre libanais sortant de la Santé, Ghassan Hasbani. Photo d'archives Dalati et Nohra
Le ministre libanais sortant de la Santé, Ghassan Hasbani, a défendu mercredi le bilan des ministres des Forces Libanaises dont il fait partie au sein du gouvernement, assurant que la justice avait blanchi son ministère des accusations de malversations de la part du quotidien Al Akhbar.
"Au niveau politique, on attaque la performance des FL, alors que leurs ministres ont accompli un travail honnête qui devrait servir d'exemple et s'appliquer au niveau du gouvernement", a estimé M. Hasbani, dans un entretien accordé à la chaîne publique Télé Liban.
"Le ministère de la Santé a été combattu en raison des positions du ministre qu'il dirige, et cela s'est traduit par le retrait de certains dossiers des réunions du gouvernement", a insisté Ghassan Hasbani, en parlant de son bilan.
"Je défie tout ministre qui dirigera le ministère de la Santé de pouvoir hospitaliser tous les patients dans le besoin avec le budget qui est prévu pour ce ministère", a également lancé le ministre sortant. "Il faut augmenter le budget du ministère de la Santé", a-t-il plaidé.
Le 19 juillet, le procureur général financier, Ali Ibrahim, a demandé à entendre les conseillers du vice-Premier ministre et ministre sortant de la Santé, Ghassan Hasbani, à la suite d’un article publié dans le quotidien al-Akhbar, dans lequel une journaliste l’accuse de « dépenser des milliards sur des hôpitaux et des lits fictifs »."Le procureur financier a entendu mes conseillers mardi et il n'ont été accusés d'aucun crime", a fait savoir Ghassan Hasbani. "Nous respectons toutes les décisions de la justice, et il s'est avéré que les faits qui nous sont reprochés sont infondés".
"Ces attaques visent à nous diffamer, et plus on se rapproche de la formation du gouvernement, plus nous voyons ces attaques" se multiplier, a regretté le ministre sortant."Les FL ont été mises dans le box des accusés en raison de leur courage lorsqu'elles ont dit qu'elles soutiendraient le mandat" du président de la République, Michel Aoun, a estimé Ghassan Hasbani.

