Le Conseil de sécurité a appelé mardi toutes les parties dans le conflit de Chypre à reprendre des négociations pour aboutir à un accord de paix pour cette île objet depuis 1974 d'un conflit entre la Grèce et la Turquie. Pour aider à la reprise de ces négociations, interrompues depuis un an, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres va envoyer la semaine prochaine à Chypre une "consultante", Jane Holl Lute, ancienne responsable américaine au ministère de l'Intérieur. A l'issue de consultations à huis clos, le Conseil de sécurité, dans une déclaration, s'est félicité de cette nomination.
Dans ce texte, le Conseil appelle les belligérants à "s'engager de manière significative dans la médiation de l'ONU et à saisir l'opportunité qu'elle représente pour aboutir à une solution fédérale bi-communautaire" à Chypre, a indiqué son président en exercice en juillet, l'ambassadeur suédois Olof Skoog.
Chypre, qui compte un million d'habitants, est divisée depuis que l'armée turque a envahi en 1974 la partie nord de l'île en réaction à un coup d'Etat qui visait à rattacher le pays à la Grèce et qui avait suscité une vive inquiétude dans la minorité chypriote turque.
L'ONU maintient à Chypre une force d'environ 900 Casques bleus, pour un coût annuel d'un peu plus de 50 millions de dollars. Le mandat de cette force (Unficyp) arrive à échéance le 31 juillet.
Selon un diplomate s'exprimant sous couvert d'anonymat, les Etats-Unis font pression pour réduire le coût de cette mission, laissant augurer de discussions difficiles avec leurs partenaires au Conseil de sécurité.


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