L'Espagne appelle dimanche "à la cessation de toute violence" au Nicaragua, plongé depuis trois mois dans une grave crise politique qui a fait au moins 270 morts.
"Le gouvernement de l'Espagne condamne tous les faits de violence survenus récemment au Nicaragua et réitère la nécessité de respecter les droits de réunion, de manifestation et la liberté d'expression", écrit dans un communiqué le ministère espagnol des Affaires étrangères au lendemain d'une attaque des forces pro-gouvernementales nicaraguayennes contre une église qui a fait deux morts.
L'Espagne, dirigée depuis le 1er juin par le socialiste Pedro Sanchez, souhaite "que toutes les morts survenues dans cette crise depuis le 18 avril fassent l'objet d'une enquête et soient jugées".
Le Nicaragua, pays le plus pauvre d'Amérique centrale, est secoué par une contestation massive, notamment des étudiants, contre le président de gauche Daniel Ortega dont les manifestants réclament le départ ou des élections anticipées.
Il est accusé d'avoir durement réprimé les manifestations et mis en place avec son épouse une "dictature" marquée par la corruption et le népotisme.
Pour le gouvernement, les protestataires sont des "délinquants" issus de la "droite putschiste" soutenue par les Etats-Unis.
Très influente au Nicaragua, l'Église catholique demande des élections anticipées, refusées par le président Ortega.
L'Espagne assure soutenir entre autres le travail de l'Organisation des Etats américains (OEA), de la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) et du Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'homme.
"Nous reconnaissons tout particulièrement le travail de médiation que réalise la Conférence des évêques du Nicaragua et réitérons notre volonté de soutenir la tenue de ce dialogue", conclut le communiqué de Madrid.
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L'Espagne appelle à l'arrêt des violences au Nicaragua
AFP / le 15 juillet 2018 à 12h59

