Le ministre sortant de l'Intérieur, Nohad Machnouk, a annoncé mardi que le chef de l’État, Michel Aoun, lui a recommandé de maintenir en l'état le décret controversé de naturalisation de plusieurs centaines de personnes, jusqu'à ce que soit publiée la décision du Conseil d’État à ce sujet.
"Le président Aoun a recommandé de garder les choses en l'état, jusqu'à ce que soit publiée la décision du Conseil d’État, qui doit arriver sous peu", a déclaré M. Machnouk du palais de Baabda, où il avait été reçu par le président de la République. Plusieurs recours avaient été déposés au cours des dernières semaines contre cette décision, notamment par les Forces libanaises, les Kataëb et le Parti socialiste progressiste. Ces formations politiques et de nombreux autres responsables critiquent ce décret, publié début mai, qui naturalise plusieurs hommes d'affaires proches du régime du président syrien Bachar el-Assad, estimant en outre que certaines des personnes naturalisées sont "suspectes".
Dans ce contexte, le ministre de l'Intérieur, signataire de ce décret avec le chef de État et le Premier ministre, Saad Hariri, a indiqué que la Sûreté générale et les services de renseignements des Forces de sécurité intérieure ont mené "une enquête sérieuse" concernant l'identité des personnes concernées par cet octroi de la nationalité.
Dimanche, le directeur de la SG, le général Abbas Ibrahim, avait remis son rapport à ce sujet à MM. Aoun, Hariri et Machnouk.


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