Le président de la Chambre, Nabih Berry, a affiché pour la première fois son pessimisme quant à la formation rapide du nouveau gouvernement par le Premier ministre désigné, Saad Hariri, estimant que "les choses reculent au lieu d'avancer".
"Au lieu d'avancer, les choses reculent et je ne sais pas pourquoi", a déclaré lundi à ses visiteurs M. Berry, selon des propos repris sur son site internet. "Nous avons réclamé d'accélérer (la formation du gouvernement) et avons assuré que nous étions prêts à faciliter une formation rapide, mais en vain", a-t-il souligné.
Pour le chef du Législatif, "des raisons internes et extérieures retardent la formation" de l'Exécutif, et "il n'y a pas d'indicateurs positifs".
"Si la formation du gouvernement est encore retardée de dix jours, nous nous retrouverons face à une situation encore plus difficile", a-t-il estimé, soulignant qu'il se trouvait au Liban pour quelques jours encore. "S'ils veulent former le gouvernement, ils sont les bienvenus, sinon ils ne me trouveront plus après cela"; a ajouté M. Berry qui se rend en fin de semaine en vacances en Italie.

