Le bloc parlementaire du Hezbollah a indiqué jeudi voir des "signes positifs" concernant la question du retour des réfugiés syriens du Liban vers leur pays", et assuré "être prêt à coopérer de façon positive afin de résoudre ce dossier", qui fait actuellement polémique.
"Le retour des réfugiés syriens vers leur pays, de manière volontaire et sécurisée nécessite une approche courageuse et responsable, dont nous commençons à déceler des signes encourageants", ont affirmé les députés du parti chiite, qui combat en Syrie aux côtés du régime du président Bachar al-Assad. Le bloc s'est dit dans ce contexte "entièrement prêt à coopérer de manière positive pour accélérer la résolution de ce dossier", soulignant qu'une telle résolution est "dans l'intérêt du Liban et des réfugiés".
Le retour des réfugiés syriens vers leur pays cause depuis plusieurs semaines de remous entre le Liban, notamment le chef de l'Etat et le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, et le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU. Le Liban accuse l'organisation internationale de faire obstacle à un retour volontaire de réfugiés, tandis que cette dernière estime qu'un tel retour est prématuré avant une solution politique en Syrie.
Le Hezbollah a par ailleurs appelé à la formation d'un gouvernement "dans lequel les différentes composantes sont représentées en fonction de leur réel poids politique, tel qu'il a été clairement démontré dans les résultats des élections législatives". "Les revendications qui s'éloignent de ces résultats ne doivent pas constituer des obstacles ou empêcher la formation du gouvernement", a ajouté le bloc.
Depuis l'annonce des résultats des législatives du 6 mai, chaque formation politique revendique un certain nombre de portefeuilles ministériels, sur base de son poids politique. De même, le chef de l'Etat Michel Aoun la possibilité de nommer plusieurs ministres.

