Le Parti démocratique libanais (de l'émir Talal Arslane) a affirmé mercredi soir que les tirs dont une patrouille de l'armée a été la cible à Choueifate (au sud de Beyrouth), alors qu'elle poursuivait un repris de justice, membre du PDL, n'étaient pas volontairement dirigés contre l'armée.
"Lors d'une poursuite, un véhicule 4x4 étrange, avec des vitres teintées, a tenté de pénétrer dans le palais de la famille Arslane. Les membres de la sécurité du palais ont été surpris et ont tiré en l'air afin de repousser ce véhicule, indique le communiqué publié par le PDL. Il est ensuite apparu que cette voiture appartenait aux services de renseignements de l'armée", poursuit le texte.
La direction du PDL souligne que "ce qui s'est passé" à Choueifate "n'avait pas pour but de prendre l'armée pour cible, comme voudrait le faire croire le Parti socialiste progressiste", du principal opposant politique de l'émir Arslane, le leader druze Walid Joumblatt.
Mi-mai, après la publication des résultats du scrutin législatif, la localité de Choueifate avait été le théâtre d'affrontements entre les partisans du Parti démocratique et ceux de Walid Joumblatt. Les incidents avaient fait un mort parmi les partisans du PSP.