L'ambassadeur de France à Beyrouth, Bruno Foucher, a évoqué mercredi avec le président Michel Aoun la question du retour des réfugiés en Syrie, à l'origine d'une crise entre le ministre sortant des Affaires étrangères Gebran Bassil et le Haut Commissariat pour les réfugiés de l'ONU, ainsi que l'application des décisions des conférences internationales sur le Liban de Rome et de CEDRE, à Paris, tenues à l’initiative de la France.
"Audience du Président Aoun à Baabda #Liban: tour d’horizon des questions nationales et internationales, échange sur la question des réfugiés et de leur retour en Syrie et sur les écoles en difficulté au terme de la loi 46. @General_Aoun @LBpresidency. Perspectives CEDRE et Rome 2. Ligne bleue", a tweeté l'ambassadeur de France.
Le chef de la diplomatie libanaise mène campagne contre le HCR, l'accusant d'entraver le retour volontaire de réfugiés syriens dans leur pays. Un groupe de quelque 3.000 réfugiés de Ersal pourrait rentrer dans les prochains jours, à la suite d'un accord entre Beyrouth et Damas.
Vendredi dernier, le chef de la diplomatie libanaise avait pris la décision de bloquer des demandes de permis de séjour des employés internationaux du HCR. L'organisation onusienne, qui estime qu'un retour en masse des réfugiés est prématuré avant une solution politique en Syrie, a demandé au ministère des Affaires étrangères de revenir sur cette décision.
Selon la présidence, M. Foucher a assuré le chef de l'Etat de "la poursuite du soutien français au Liban, notamment concernant l'application des décisions des conférences de Rome 2 et de CEDRE".
Lors de la Conférence économique pour le développement par les réformes et avec les entreprises (CEDRE), qui s'était tenue le 6 avril à Paris, les soutiens du Liban ont promis de débloquer sous certaines conditions plus de 11 milliards de dollars en prêts et dons pour réhabiliter les infrastructures du pays. Lors de la conférence de Rome II en mars, la communauté internationale s'est engagée à contribuer au renforcement de l'armée libanaise, la France en particulier annonçant le déblocage d'une ligne de crédit de 400 millions d'euros.
Le ministre sortant des Affaires étrangères reproche au Haut-Commissariat des réfugiés (HCR) de dissuader ces réfugiés à rentrer chez eux. Le HCR estime qu'un tel retour est prématuré.
Lors de la Conférence économique pour le développement par les réformes et avec les entreprises (CEDRE), qui s'était tenue le 6 avril à Paris, les soutiens du Liban ont promis de débloquer sous certaines conditions plus de 11 milliards de dollars en prêts et dons pour réhabiliter les infrastructures du pays. Lors de la conférence de Rome II en mars, la communauté internationale s'est engagée à contribuer au renforcement de l'armée libanaise, la France en particulier annonçant le déblocage d'une ligne de crédit de 400 millions d'euros.

