Dernières Infos

La Norvège veut une présence militaire américaine accrue sur son sol

AFP
12/06/2018

La Norvège va demander aux États-Unis une présence militaire accrue sur son sol avec un doublement des soldats déployés, leur rapprochement de la frontière russe et une extension de leur déploiement, a annoncé le gouvernement norvégien mardi.
Pays membre de l'Otan, la Norvège accueille déjà depuis 2017 à Vaernes (centre du pays) quelque 330 US Marines dans le cadre de rotations, ce qui a entraîné de vives protestations de la part de la Russie voisine.

Mardi, Oslo s'est prononcé pour que ce contingent puisse atteindre 700 soldats, qu'il puisse stationner à Setermoen dans le nord du pays, plus près de la frontière russo-norvégienne (à 420 km à vol d'oiseau), et que ce dispositif dure cinq ans contre six mois renouvelables actuellement.
"La défense de la Norvège dépend de l'appui de nos alliés de l'Otan, comme c'est le cas de la plupart des autres pays de l'Otan", a noté le ministre de la Défense, Frank Bakke-Jensen, dans un communiqué.
"Pour que cet appui puisse fonctionner en temps de crise et de guerre, nous sommes totalement tributaires d'entraînements et d'exercices communs en temps de paix", a-t-il expliqué.
L'ambassade de Russie à Oslo n'a pu être jointe pour un commentaire. L'an dernier, elle avait à plusieurs reprises critiqué le déploiement de soldats américains en Norvège.
Après le possible nouveau déploiement, "il y aura encore une distance respectueuse avec la frontière russe", a affirmé la cheffe de la diplomatie norvégienne, Ine Eriksen Søreide, à la presse mardi.
"Et puis, nous ne voyons pas de raison sérieuse pour que la Russie réagisse même si nous nous attendons à ce qu'elle le fasse aussi cette fois puisqu'elle le fait toujours concernant les exercices et les entraînements des alliés", a-t-elle ajouté.

Pour calmer les craintes de l'URSS, la Norvège s'était engagée avant de devenir membre fondateur de l'Otan en 1949 à ne pas ouvrir son territoire à des forces de combat étrangères "aussi longtemps qu'(elle) n'est pas attaquée ou menacée d'être attaquée".
Oslo estime aujourd'hui respecter cet accord, faisant valoir qu'il n'est pas question de bases permanentes.

À la une

Retour à la page "Dernières Infos"

Dernières infos

Les signatures du jour

L’édito de Ziyad MAKHOUL

Pays : Liban ; capitale : Téhéran

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué