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Dernières Infos - Liban

Corruption : Sayed appelle à "soumettre les responsables au détecteur de mensonges"

Le député libanais Jamil Sayyed a estimé dimanche que la corruption au Liban a pris une telle ampleur que toute enquête à ce sujet serait impossible, appelant à soumettre les responsables politiques au détecteur de mensonges, tout en doutant de la capacité d'une telle méthode au pays du Cèdre. 

"Lorsqu'au Kénya des sommes considérables ont été détournées, le président a ordonné que tous les ministres et responsables administratifs de l'Etat soient soumis à un détecteur de mensonges, afin de pouvoir poursuivre les corrompus, a twitté l'ancien directeur général de la Sûreté générale. Ce serait bien qu'une telle pratique soit appliquée au Liban, mais je crains que le détecteur de mensonges ne se suicide dès le premier jour", a-t-il ironisé, ajoutant que "le poids de la corruption dépasse l'énergie supportée par cette machine". 


La lutte contre la corruption faisait partie des principaux engagements du précédent gouvernement de Saad Hariri, qui avait même créé un ministère d’État attitré à cet effet. Peu d’avancées ont cependant été réalisées, depuis, dans ce domaine, tandis que le Liban a été classé 143e sur 180 pays (au classement 2017 de l’indice de perception de la corruption, publié en février par l’ONG Transparency International). Le renforcement de la lutte contre la corruption fait en outre partie des engagements pris par le Liban dans le cadre de la CEDRE (la conférence internationale de soutien au Liban qui s'est tenue à Paris le 6 avril dernier) .


Le député libanais Jamil Sayyed a estimé dimanche que la corruption au Liban a pris une telle ampleur que toute enquête à ce sujet serait impossible, appelant à soumettre les responsables politiques au détecteur de mensonges, tout en doutant de la capacité d'une telle méthode au pays du Cèdre. "Lorsqu'au Kénya des sommes considérables ont été détournées, le président a ordonné que tous les ministres et responsables administratifs de l'Etat soient soumis à un détecteur de mensonges, afin de pouvoir poursuivre les corrompus, a twitté l'ancien directeur général de la Sûreté générale. Ce serait bien qu'une telle pratique soit appliquée au Liban, mais je crains que le détecteur de mensonges ne se suicide dès le premier jour", a-t-il ironisé, ajoutant que "le poids de la corruption dépasse l'énergie...