Né aux Etats-Unis de parents saoudiens, le prisonnier est qualifié de "combattant ennemi" par le gouvernement américain. Mais il n'a pas été inculpé et doit donc être libéré.
La juge Chutkan a demandé vendredi pourquoi le ministère voulait "se précipiter" pour libérer ce détenu devenu très encombrant, dont l'identité n'a pas été révélée, dans un pays en guerre où l'administration américaine conseille à ses ressortissants de "faire leur testament" avant de s'y rendre.
L'individu est accusé d'avoir combattu pour le groupe Etat islamique (EI) en Syrie où il a été capturé. Il affirme s'être rendu dans le pays comme journaliste. L'homme s'est rendu aux Forces démocratiques syriennes (FDS) en Syrie en septembre 2017, avant d'être transféré en Irak où il a été interrogé par des enquêteurs américains. Il a été détenu sans représentation légale jusqu'à ce que l'ACLU, l'organisation américaine de défense des libertés, saisisse en son nom un tribunal en octobre.
Le ministère avait annoncé mercredi son intention de libérer le prisonnier dans une zone contrôlée par les FDS. Il devait recevoir de la nourriture et à boire, un téléphone portable et les 4.210 dollars qu'il avait sur lui quand il été arrêté, mais pas de papiers d'identité.
Selon l'avocat du gouvernement, James Burnham, les FDS sont "un partenaire local digne de confiance" et le nord-est du pays est "mieux, plus sûr" qu'il y a quelques mois. Ce qu'a réfuté l'avocat de l'ACLU, Jonathan Hafetz. "C'est comme si vous le libériez dans un immeuble en feu", a-t-il lancé, dénonçant un "arrêt de mort".
Pour l'avocat, il pourrait être libéré en Irak et demander un nouveau passeport dans un consulat américain.


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